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Posts Tagged ‘janelle monae’

Eh bien, les enfants, on peut dire que ça n’a pas été très folichon cette année, mmh ? Culturellement parlant, veux-je dire. 2018 était bien meilleure que 2017, cela dit. Pour moi, ça a été une véritable année de transition, où j’ai pu réaliser des projets intéressants et avancer. Je pense que ce qui résume le mieux tout ça, c’est ma Lettre à l’ado de 15 ans que j’ai été, publiée en mai dernier. J’y parlais de harcèlement scolaire, mais aussi de l’évolution que j’ai pu vivre ces treize dernières années. Mais passons. 2018, ça a aussi été l’occasion pour moi de :

  • Voir Jack White en concert, au premier rang. Ça, ça fait partie des objectifs de vie que je peux désormais archiver et ranger dans ma tête. Mais je doute que ça soit la seule fois que ça arrive.
  • Faire une lecture publique d’un de mes textes pendant une soirée consacrée à des artistes féminines. (Et j’ai tellement adoré que ça m’a donné l’idée d’un nouveau projet, en cours de préparation.)
  • Passer à la radio pendant une heure pour parler de mon travail d’écrivain.
  • Jouer avec la troupe des Ishtaris une de nos meilleures représentations des Femmes Savantes au Grand Casino d’Aix-les-Bains, dans une salle immense, très belle et pleine de monde.
  • Déménager. En revanche, personne ne m’avait prévenue que ça prenait autant de temps, au point de vous épuiser, de vous empêcher d’écrire et d’avoir une vie sociale pendant un moment.
  • Voyager à Florence.

Bref. C’est un bilan plutôt plaisant, et j’ai décidé que 2019 serait une grande année. Mon top culturel 2018, en revanche, s’avère un peu décevant. Sans transition, allons-y !

TOP DES SERIES 2018

Alors, alors, alors. Je crois qu’on peut déjà passer à la partie suivante de ce bilan tant je n’en ai (pas) peu vu. La faute à un manque de volonté, très certainement, mais aussi à une connexion internet qui ne marchait pas toujours, et à un autre problème sur lequel je reviendrai dans la partie lecture. Fort heureusement, j’ai désormais une bonne connexion et Netflix ! (J’en profite pour revoir toute la série Sherlock en ce moment, ce feel-good parfait.) C’est d’ailleurs Netflix qui m’a apporté la petite série que je retiens de 2018, à savoir :

LES CURIEUSES CREATIONS DE CHRISTINE MCCONNELL
christine mcconnell

La série m’a été recommandée par ma petite sœur (qui ne s’est d’ailleurs pas privée d’en faire son favori du mois dans une vidéo Madmoizelle), et elle a visé en plein dans le mille. Cette petite série (six épisodes de 28 minutes) est sortie pendant la période d’Halloween. Elle raconte l’histoire de Christine McConnell (vrai nom de l’actrice principale et productrice de la série), qui vit dans un manoir avec des créatures qu’elle a pour la majorité ressuscitées. Entre deux aventures dignes de la famille Addams, Christine brise le quatrième mur pour expliquer au spectateur comment faire des gâteaux incroyables, ou fabriquer des décorations gothiques à souhait. On est à mi-chemin entre la fiction et l’émission culinaire, et le résultat est sacrément réussi. McConnell est d’abord devenue connue en postant des photos de ses créations sur Instagram, installant d’entrée les bases de son univers. Et la dame sait tout faire : cuisiner, coudre des robes fabuleuses, fabriquer des jouets et de la déco… tout ce qu’elle touche se transforme.
La série vaut aussi pour ses personnages secondaires. On croise ainsi Dita Von Teese en fantôme qui hante les miroirs de la maison, et un tueur en série qui devient le crush de notre héroïne. Les créatures qui entourent Christine sont des marionnettes, ce qui donne un côté enfantin au programme – mais ne vous y trompez pas, les blagues ont plusieurs niveaux ! Mention spéciale à Rose, un raton-laveur revenu à la vie, qui possède une fourchette à la place d’un bras, et qui est rapidement devenue ma mascotte.

Rose

Les séries que je voudrais voir en 2019 : on verra bien, dites ! Mais dans l’immédiat : l’ultime saison des Orphelins Baudelaire, qui vient de sortir. La nouvelle saison de Luther (où Alice Morgan fait son grand retour !). Oh et Patrick Melrose, avec Benedict Cumberbatch, parce que j’ai lu les livres il y a quelques années et que je suis curieuse du résultat.

TOP DES FILMS 2018

J’ai beau être pas mal allée au cinéma en 2018, je ne me suis pas pris la série de claques que 2017 m’avait fourni en terme de films. Peut-être ne suis-je pas allée voir les bons ? Quoi qu’il en soit, quand je parcours ma liste de films vus cette année, deux se détachent du lot, pour des raisons très différentes.blackkklansman

Blackkklansman, de Spike Lee. Quand le générique de fin est apparu, toute la salle de cinéma est resté silencieuse pendant un long moment avant d’applaudir. Je n’avais jamais vécu ça pendant une projection, et rien que pour ça, ce film est marquant. Il l’est pour d’autres raisons : son propos pertinent et qui n’épargne personne (le Ku Klux Klan comme les Black Panthers), son humour permanent qui vient détendre une atmosphère très lourde, et ses acteurs, tous impeccables et investis. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le voir, faites-le.

mortal enginesMortal Engines, de Christian Rivers. Certes, le film n’est pas dépourvu de défauts, notamment un scénario qui reste assez prévisible. Mais le film est beau, l’univers est riche (j’avais envie d’explorer toutes les villes montrées), les personnages ont tous un design parfait… et l’héroïne est fabuleuse. Hester Shaw (jouée par Hera Hilmar) est le personnage féminin qui m’aura touchée en 2018, parce qu’elle est un trope inversé à elle toute seule. Vous voyez, dans les films d’aventures, le héros taiseux, ténébreux, au lourd passé et qui considère son acolyte féminine d’un air un peu agacé avant de l’apprécier ? Tous ces attributs sont donnés à Hester Shaw. (Et son acolyte pipelette et naïf est un homme.) Ça m’a fait un bien fou de voir enfin à l’écran le genre d’héroïne que j’ai toujours attendu. En prime, j’ai passé un bon moment devant ce film, pensant en permanence : « C’est beau, c’est beau, c’est beau ». Oh, et Hugo Weaving n’a jamais été aussi bien filmé.

Le film qui n’est pas sorti en 2018 que j’ai aimé : Death Takes a Holiday (sorti en 1934), de Mitchell Leisen, découvert grâce à une vidéo de Lindsay Ellis. Le pitch est simple : la Mort décide de se mêler aux humains pour découvrir les raisons pour lesquelles ils la détestent autant. Sous l’apparence d’un gentleman, elle passe quelques jours en compagnie d’une famille d’aristocrates, et s’éprend d’une jeune femme un peu trop attirée par les ténèbres. La fin est parfaite, et je doute que des producteurs oseraient la refaire aujourd’hui. (En témoigne le remake du film, Rencontre avec Joe Black.)

Mentions spéciales : The Shape of Water de Guillermo Del Toro, qui était poétique et doux. How to talk to girls at parties, de David Cameron Mitchell, qui part dans tous les sens mais était une bonne surprise. Spider-Man: Into the Spider-Verse, qui en mettait visuellement plein la vue. Je refuse désormais de voir un film d’animation en-dessous de ce niveau. Je n’ai pas encore vu First Man et Suspiria, mais ça ne saurait trop tarder.

Les films que je voudrais voir en 2019 : de belles claques visuelles et de nouvelles histoires à regarder.

TOP DES LIVRES 2018

Toujours fidèle à ma résolution de lire un livre par semaine, j’ai poursuivi dans cette voie. J’ai donc lu 54 livres en 2018 (soit six de moins qu’en 2017, probable raison pour laquelle je vise les 70 en 2019). Et… ça n’a pas été la folie non plus. Bon sang ! J’ai l’impression que je vais dire ça tout au long de ce billet – attendez la partie musique, qu’on se marre encore plus. J’ai un problème, comme je le disais plus haut : je me lasse très vite d’une œuvre. Si je passe plus d’une semaine sur un livre, je vais finir par l’abandonner parce que ça me lassera de passer du temps dessus – sauf exception. C’est aussi la raison pour laquelle je ne peux pas regarder de séries longues. En 2018, j’ai aussi commencé beaucoup de livres que je n’ai pas finis, parce qu’ils n’étaient pas aussi alléchants qu’ils le laissaient présager. J’ai lu très peu de littérature ancienne et beaucoup d’auteurs contemporains. Et un petit nombre conséquent d’autobiographies et de biographies – j’aime retirer des enseignements de l’expérience de mes aînés. Je n’ai pas été transportée comme en 2017 par des livres. J’ai eu un coup de cœur, oui, et des lectures plaisantes, mais… bon. Bring it on, 2019!

Le coup de cœur de 2018 : les deux premiers livres de La Traque des Anciens Dieux, de H. Lenoila traque des anciens dieuxr. J’ai acheté le premier tome (Les Deux Princes) en version numérique, l’ai adoré, et chroniqué sur SyFantasy.fr. L’autrice de ce fabuleux début de saga a proposé de m’envoyer le second volume (Le Magicien, la Sorcière et la Fée) avant sa parution, en guise de remerciement. H. Lenoir, si vous lisez ces lignes : merci, merci beaucoup. J’ai énormément aimé cette lecture, l’évolution des personnages (tous attachants, ce qui constitue leur grande qualité), l’humour et l’émotion qui se dégageaient de cette histoire. Moralité : cherchez des lectures du côté des auteurs autoédités, vous y trouverez des pépites.

Les autres lectures sympathiques de 2018 : Call me by your name, d’André Aciman. Je n’ai pas encore vu le film, mais le livre était d’une intensité folle de la première à la dernière page. Les trois premiers tomes de la saga Le Dit de la Terre Plate, de Tanith Lee, injustement méconnue et dont je risque de reparler très bientôt. Le second et dernier tome de Six of Crows de Leigh Bardugo, dont je parlais dans mon top de l’an dernier, et dont la fin était à la hauteur de mes espérances. Enfin, petit dernier lu en décembre, Mensonges, mensonges de Stephen Fry, un auteur (que j’apprécie comme acteur) dont je suis en train de dévorer les livres. Ce bouquin-là m’a fait rire à maintes reprises et son héros, Adrian Healey, est fantastique. Et vous noterez que je cite une majorité d’autrices pour l’année 2018 !

Les livres que je voudrais lire en 2019 : des livres qui m’instruisent, me chamboulent et m’inspirent. Surprenez-moi !

TOP DES ALBUMS 2018

Et la plus grande déception de l’année 2018 est là. Musicalement, c’était le désert. Pas seulement parce que je n’ai fait aucune nouvelle découverte qui m’ait transportée, mais aussi parce que beaucoup des sorties que j’attendais m’ont déçue. BRMC a sorti un album plat qui sent bon la fin de carrière – ou du groupe, du moins. Arctic Monkeys et Gorillaz ont publié des albums de ballades qui m’ont laissée indifférente (alors qu’acclamés par la critique, ce que je ne comprends pas). Idem pour The Good, the Bad and the Queen, qui signaient leur grand retour après dix ans d’absence et un chef d’œuvre pour unique album. Là aussi, c’était plat, mais plat ! Le dernier album d’Anna Calvi possède un message fort, et l’artiste a une véritable envie de se donner à fond, mais l’opus ne m’a pas séduite comme les précédents. Ah la la, quelle tristesse.

Et au milieu de toutes ces déceptions, nous avons Jack White, qui sort l’album le plus bizarre de sa carrière avec Boarding House Reach. Mais au moins il s’amuse, il propose des trucs intéressants (même si je n’aime pas tous les morceaux de son nouvel album) parce qu’il n’a plus rien à prouver. Et nous balance ce que je considère comme le clip de l’année.

On a Ty Segall qui sort son nouvel album solo, Freedom’s Goblin, début 2018, qui m’a bien fait danser. (Je sais qu’il en a sorti quatre autres la même année sous différentes appellations, mais le bonhomme va trop vite pour moi. Il va trop vite pour tout le monde.)

On a Janelle Monae qui publie Dirty Computer, le plus accessible de ses albums. Je pense que j’ai dit à tout mon entourage de l’écouter, et certains se sont convertis. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas encore la demoiselle, il est grand temps ! Que Prince repose en paix, sa protégée assure la succession comme une reine.

Et enfin, il y a Prequelle de Ghost, ou plutôt de Tobias Forge, leader du groupe et seul compositeur à la barre. Le bonhomme a sorti l’album le plus ambitieux de sa carrière, ne se donne plus aucune limite, et en profite pour régler ses comptes dans les paroles d’un disque que je trouve… très beau ? Excellent ? Celui que j’ai le plus écouté cette année, qui m’a fait danser, m’a réconfortée et empouvoirée quand j’en avais besoin ? Tout ça à la fois. Merci à lui.

Ce que je voudrais écouter en 2019 : de nouvelles choses ! Oh, et le nouvel album des Raconteurs qui, au vu des deux premières chansons balancées fin 2018, s’annonce pas mal du tout.

Et voilà ! Je pars du principe qu’à année culturellement plate ne peut que succéder une année remplie de belles choses et de découvertes. Et au vu de mes premiers visionnages et lectures, ça semble bien parti. Bonne année à tous !

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