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Posts Tagged ‘ghost’

Eh bien, les enfants, on peut dire que ça n’a pas été très folichon cette année, mmh ? Culturellement parlant, veux-je dire. 2018 était bien meilleure que 2017, cela dit. Pour moi, ça a été une véritable année de transition, où j’ai pu réaliser des projets intéressants et avancer. Je pense que ce qui résume le mieux tout ça, c’est ma Lettre à l’ado de 15 ans que j’ai été, publiée en mai dernier. J’y parlais de harcèlement scolaire, mais aussi de l’évolution que j’ai pu vivre ces treize dernières années. Mais passons. 2018, ça a aussi été l’occasion pour moi de :

  • Voir Jack White en concert, au premier rang. Ça, ça fait partie des objectifs de vie que je peux désormais archiver et ranger dans ma tête. Mais je doute que ça soit la seule fois que ça arrive.
  • Faire une lecture publique d’un de mes textes pendant une soirée consacrée à des artistes féminines. (Et j’ai tellement adoré que ça m’a donné l’idée d’un nouveau projet, en cours de préparation.)
  • Passer à la radio pendant une heure pour parler de mon travail d’écrivain.
  • Jouer avec la troupe des Ishtaris une de nos meilleures représentations des Femmes Savantes au Grand Casino d’Aix-les-Bains, dans une salle immense, très belle et pleine de monde.
  • Déménager. En revanche, personne ne m’avait prévenue que ça prenait autant de temps, au point de vous épuiser, de vous empêcher d’écrire et d’avoir une vie sociale pendant un moment.
  • Voyager à Florence.

Bref. C’est un bilan plutôt plaisant, et j’ai décidé que 2019 serait une grande année. Mon top culturel 2018, en revanche, s’avère un peu décevant. Sans transition, allons-y !

TOP DES SERIES 2018

Alors, alors, alors. Je crois qu’on peut déjà passer à la partie suivante de ce bilan tant je n’en ai (pas) peu vu. La faute à un manque de volonté, très certainement, mais aussi à une connexion internet qui ne marchait pas toujours, et à un autre problème sur lequel je reviendrai dans la partie lecture. Fort heureusement, j’ai désormais une bonne connexion et Netflix ! (J’en profite pour revoir toute la série Sherlock en ce moment, ce feel-good parfait.) C’est d’ailleurs Netflix qui m’a apporté la petite série que je retiens de 2018, à savoir :

LES CURIEUSES CREATIONS DE CHRISTINE MCCONNELL
christine mcconnell

La série m’a été recommandée par ma petite sœur (qui ne s’est d’ailleurs pas privée d’en faire son favori du mois dans une vidéo Madmoizelle), et elle a visé en plein dans le mille. Cette petite série (six épisodes de 28 minutes) est sortie pendant la période d’Halloween. Elle raconte l’histoire de Christine McConnell (vrai nom de l’actrice principale et productrice de la série), qui vit dans un manoir avec des créatures qu’elle a pour la majorité ressuscitées. Entre deux aventures dignes de la famille Addams, Christine brise le quatrième mur pour expliquer au spectateur comment faire des gâteaux incroyables, ou fabriquer des décorations gothiques à souhait. On est à mi-chemin entre la fiction et l’émission culinaire, et le résultat est sacrément réussi. McConnell est d’abord devenue connue en postant des photos de ses créations sur Instagram, installant d’entrée les bases de son univers. Et la dame sait tout faire : cuisiner, coudre des robes fabuleuses, fabriquer des jouets et de la déco… tout ce qu’elle touche se transforme.
La série vaut aussi pour ses personnages secondaires. On croise ainsi Dita Von Teese en fantôme qui hante les miroirs de la maison, et un tueur en série qui devient le crush de notre héroïne. Les créatures qui entourent Christine sont des marionnettes, ce qui donne un côté enfantin au programme – mais ne vous y trompez pas, les blagues ont plusieurs niveaux ! Mention spéciale à Rose, un raton-laveur revenu à la vie, qui possède une fourchette à la place d’un bras, et qui est rapidement devenue ma mascotte.

Rose

Les séries que je voudrais voir en 2019 : on verra bien, dites ! Mais dans l’immédiat : l’ultime saison des Orphelins Baudelaire, qui vient de sortir. La nouvelle saison de Luther (où Alice Morgan fait son grand retour !). Oh et Patrick Melrose, avec Benedict Cumberbatch, parce que j’ai lu les livres il y a quelques années et que je suis curieuse du résultat.

TOP DES FILMS 2018

J’ai beau être pas mal allée au cinéma en 2018, je ne me suis pas pris la série de claques que 2017 m’avait fourni en terme de films. Peut-être ne suis-je pas allée voir les bons ? Quoi qu’il en soit, quand je parcours ma liste de films vus cette année, deux se détachent du lot, pour des raisons très différentes.blackkklansman

Blackkklansman, de Spike Lee. Quand le générique de fin est apparu, toute la salle de cinéma est resté silencieuse pendant un long moment avant d’applaudir. Je n’avais jamais vécu ça pendant une projection, et rien que pour ça, ce film est marquant. Il l’est pour d’autres raisons : son propos pertinent et qui n’épargne personne (le Ku Klux Klan comme les Black Panthers), son humour permanent qui vient détendre une atmosphère très lourde, et ses acteurs, tous impeccables et investis. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le voir, faites-le.

mortal enginesMortal Engines, de Christian Rivers. Certes, le film n’est pas dépourvu de défauts, notamment un scénario qui reste assez prévisible. Mais le film est beau, l’univers est riche (j’avais envie d’explorer toutes les villes montrées), les personnages ont tous un design parfait… et l’héroïne est fabuleuse. Hester Shaw (jouée par Hera Hilmar) est le personnage féminin qui m’aura touchée en 2018, parce qu’elle est un trope inversé à elle toute seule. Vous voyez, dans les films d’aventures, le héros taiseux, ténébreux, au lourd passé et qui considère son acolyte féminine d’un air un peu agacé avant de l’apprécier ? Tous ces attributs sont donnés à Hester Shaw. (Et son acolyte pipelette et naïf est un homme.) Ça m’a fait un bien fou de voir enfin à l’écran le genre d’héroïne que j’ai toujours attendu. En prime, j’ai passé un bon moment devant ce film, pensant en permanence : « C’est beau, c’est beau, c’est beau ». Oh, et Hugo Weaving n’a jamais été aussi bien filmé.

Le film qui n’est pas sorti en 2018 que j’ai aimé : Death Takes a Holiday (sorti en 1934), de Mitchell Leisen, découvert grâce à une vidéo de Lindsay Ellis. Le pitch est simple : la Mort décide de se mêler aux humains pour découvrir les raisons pour lesquelles ils la détestent autant. Sous l’apparence d’un gentleman, elle passe quelques jours en compagnie d’une famille d’aristocrates, et s’éprend d’une jeune femme un peu trop attirée par les ténèbres. La fin est parfaite, et je doute que des producteurs oseraient la refaire aujourd’hui. (En témoigne le remake du film, Rencontre avec Joe Black.)

Mentions spéciales : The Shape of Water de Guillermo Del Toro, qui était poétique et doux. How to talk to girls at parties, de David Cameron Mitchell, qui part dans tous les sens mais était une bonne surprise. Spider-Man: Into the Spider-Verse, qui en mettait visuellement plein la vue. Je refuse désormais de voir un film d’animation en-dessous de ce niveau. Je n’ai pas encore vu First Man et Suspiria, mais ça ne saurait trop tarder.

Les films que je voudrais voir en 2019 : de belles claques visuelles et de nouvelles histoires à regarder.

TOP DES LIVRES 2018

Toujours fidèle à ma résolution de lire un livre par semaine, j’ai poursuivi dans cette voie. J’ai donc lu 54 livres en 2018 (soit six de moins qu’en 2017, probable raison pour laquelle je vise les 70 en 2019). Et… ça n’a pas été la folie non plus. Bon sang ! J’ai l’impression que je vais dire ça tout au long de ce billet – attendez la partie musique, qu’on se marre encore plus. J’ai un problème, comme je le disais plus haut : je me lasse très vite d’une œuvre. Si je passe plus d’une semaine sur un livre, je vais finir par l’abandonner parce que ça me lassera de passer du temps dessus – sauf exception. C’est aussi la raison pour laquelle je ne peux pas regarder de séries longues. En 2018, j’ai aussi commencé beaucoup de livres que je n’ai pas finis, parce qu’ils n’étaient pas aussi alléchants qu’ils le laissaient présager. J’ai lu très peu de littérature ancienne et beaucoup d’auteurs contemporains. Et un petit nombre conséquent d’autobiographies et de biographies – j’aime retirer des enseignements de l’expérience de mes aînés. Je n’ai pas été transportée comme en 2017 par des livres. J’ai eu un coup de cœur, oui, et des lectures plaisantes, mais… bon. Bring it on, 2019!

Le coup de cœur de 2018 : les deux premiers livres de La Traque des Anciens Dieux, de H. Lenoila traque des anciens dieuxr. J’ai acheté le premier tome (Les Deux Princes) en version numérique, l’ai adoré, et chroniqué sur SyFantasy.fr. L’autrice de ce fabuleux début de saga a proposé de m’envoyer le second volume (Le Magicien, la Sorcière et la Fée) avant sa parution, en guise de remerciement. H. Lenoir, si vous lisez ces lignes : merci, merci beaucoup. J’ai énormément aimé cette lecture, l’évolution des personnages (tous attachants, ce qui constitue leur grande qualité), l’humour et l’émotion qui se dégageaient de cette histoire. Moralité : cherchez des lectures du côté des auteurs autoédités, vous y trouverez des pépites.

Les autres lectures sympathiques de 2018 : Call me by your name, d’André Aciman. Je n’ai pas encore vu le film, mais le livre était d’une intensité folle de la première à la dernière page. Les trois premiers tomes de la saga Le Dit de la Terre Plate, de Tanith Lee, injustement méconnue et dont je risque de reparler très bientôt. Le second et dernier tome de Six of Crows de Leigh Bardugo, dont je parlais dans mon top de l’an dernier, et dont la fin était à la hauteur de mes espérances. Enfin, petit dernier lu en décembre, Mensonges, mensonges de Stephen Fry, un auteur (que j’apprécie comme acteur) dont je suis en train de dévorer les livres. Ce bouquin-là m’a fait rire à maintes reprises et son héros, Adrian Healey, est fantastique. Et vous noterez que je cite une majorité d’autrices pour l’année 2018 !

Les livres que je voudrais lire en 2019 : des livres qui m’instruisent, me chamboulent et m’inspirent. Surprenez-moi !

TOP DES ALBUMS 2018

Et la plus grande déception de l’année 2018 est là. Musicalement, c’était le désert. Pas seulement parce que je n’ai fait aucune nouvelle découverte qui m’ait transportée, mais aussi parce que beaucoup des sorties que j’attendais m’ont déçue. BRMC a sorti un album plat qui sent bon la fin de carrière – ou du groupe, du moins. Arctic Monkeys et Gorillaz ont publié des albums de ballades qui m’ont laissée indifférente (alors qu’acclamés par la critique, ce que je ne comprends pas). Idem pour The Good, the Bad and the Queen, qui signaient leur grand retour après dix ans d’absence et un chef d’œuvre pour unique album. Là aussi, c’était plat, mais plat ! Le dernier album d’Anna Calvi possède un message fort, et l’artiste a une véritable envie de se donner à fond, mais l’opus ne m’a pas séduite comme les précédents. Ah la la, quelle tristesse.

Et au milieu de toutes ces déceptions, nous avons Jack White, qui sort l’album le plus bizarre de sa carrière avec Boarding House Reach. Mais au moins il s’amuse, il propose des trucs intéressants (même si je n’aime pas tous les morceaux de son nouvel album) parce qu’il n’a plus rien à prouver. Et nous balance ce que je considère comme le clip de l’année.

On a Ty Segall qui sort son nouvel album solo, Freedom’s Goblin, début 2018, qui m’a bien fait danser. (Je sais qu’il en a sorti quatre autres la même année sous différentes appellations, mais le bonhomme va trop vite pour moi. Il va trop vite pour tout le monde.)

On a Janelle Monae qui publie Dirty Computer, le plus accessible de ses albums. Je pense que j’ai dit à tout mon entourage de l’écouter, et certains se sont convertis. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas encore la demoiselle, il est grand temps ! Que Prince repose en paix, sa protégée assure la succession comme une reine.

Et enfin, il y a Prequelle de Ghost, ou plutôt de Tobias Forge, leader du groupe et seul compositeur à la barre. Le bonhomme a sorti l’album le plus ambitieux de sa carrière, ne se donne plus aucune limite, et en profite pour régler ses comptes dans les paroles d’un disque que je trouve… très beau ? Excellent ? Celui que j’ai le plus écouté cette année, qui m’a fait danser, m’a réconfortée et empouvoirée quand j’en avais besoin ? Tout ça à la fois. Merci à lui.

Ce que je voudrais écouter en 2019 : de nouvelles choses ! Oh, et le nouvel album des Raconteurs qui, au vu des deux premières chansons balancées fin 2018, s’annonce pas mal du tout.

Et voilà ! Je pars du principe qu’à année culturellement plate ne peut que succéder une année remplie de belles choses et de découvertes. Et au vu de mes premiers visionnages et lectures, ça semble bien parti. Bonne année à tous !

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Il est venu, il est là, vous l’attendiez tous : le bilan 2015 ! *tambours, trompettes et compagnie* Ou pas. C’est vrai, c’est la première fois que je me prête à l’exercice sur ce blog. Mais :

1. Je suis toujours légèrement frustrée de ne pas voir mes coups de cœur apparaître dans les classements de fin d’année

2. J’en ai eu beaucoup trop cette année pour ne pas les partager

Dont acte. Aujourd’hui, des injustices seront réparées et des déclarations d’amour écrites sans honte. Et avant de démarrer ce top des séries, films, albums et livres de l’année, je voudrais rendre un dernier hommage à Sir Terry Pratchett. Je l’avais célébré dans cet article, et je n’ai guère besoin d’ajouter quoi que ce soit. Ôtons nos chapeaux pour ce grand homme.

Maintenant, redevenons guillerets et positifs, et adoptons tous la croyance que 2016 sera forcément une excellente année. Vous l’avez ? Bien. Fin 2015, j’ai eu le privilège de voir ma première pièce représentée sur scène, et ça n’était que le début. En 2016, Le Vampire de la rue Morgue risque de tourner dans les théâtres lyonnais – et peut-être ailleurs. J’ai hâte de pouvoir l’accompagner et la défendre. J’ai aussi d’autres projets d’écriture dont je risque de vous reparler bientôt !

Trêve de bavardage, nous avons déjà convenu que les longues intros, c’était le mal. Donc, sans plus de préambule, commençons.

TOP DES SÉRIES 2015

1. JONATHAN STRANGE & MR NORRELL

jonathan strange and mr norrell

Sept épisodes d’une heure et la messe est dite. C’était le format idéal pour adapter l’énorme pavé (1140 pages) de Susanna Clarke, et la BBC a relevé le défi haut la main. En admiratrice du roman, j’attendais cette adaptation depuis des années, et je n’ai pas été déçue. C’est une série qui m’a fait rire, m’a émerveillée, inspirée et enthousiasmée. Rares sont les œuvres qui me donnent envie d’écrire immédiatement après leur visionnage. Jonathan Strange & Mr Norrell en fait partie. J’étais d’abord sceptique en découvrant les visages des acteurs, mais le casting m’a convaincue. Mention spéciale à Bertie Carvel (Jonathan Strange) et Enzo Cilenti (Childermass) qui sont absolument brillants. Si vous aimez la magie, les gentlemen anglais, les réparties cinglantes et les voyages en féerie, cette série est faite pour vous ! J’ai l’impression qu’elle n’a pas eu le succès qu’elle mérite, et je ne la prônerai jamais assez. Une ovation pour elle.

2. GALAVANT

galavant

LA bonne surprise de l’année. Je l’ai d’abord testée par curiosité – parce que j’aime les formats courts – avant de regarder toute la première saison avec un plaisir de petite fille. Galavant, c’est un peu Princess Bride qui rencontre Robin Hood. Le tout avec des chansons d’adultes écrites par des compositeurs Disney. C’est complètement déjanté, plein d’humour méta, et absolument personne ne s’y prend au sérieux. C’est donc excellent. Vivement la saison 2 ?

3. PENNY DREADFUL (saison 2)

caliban and vanessa ives

Ou comment le scénariste John Logan est parvenu à faire prendre son envol à ses personnages alors que c’était loin d’être évident. Résultat : une saison 2 cohérente, logique, visuellement réussie et un final amer. Les trois scènes qui réunissent Caliban (Rory Kinnear) et Vanessa Ives (Eva Green) sont magnifiquement écrites. En bref : c’était beau et intelligent. Logan a placé la barre très haut pour la saison 3.

MENTION SPÉCIALE  : MARVEL’S AGENT CARTER

agent carter

Plus court et bien plus amusant que Agents of S.H.I.E.L.D que j’ai fini par lâcher. (Non, je n’ai pas vu Jessica Jones et je n’ai pas pu finir Daredevil. Notamment parce que leurs épisodes étaient chronophages – je vous ai dit que je préférais les formats courts…) Agent Carter est un pur divertissement avec une esthétique vintage et pulp, mais c’est son casting british qui fait toute la différence. Les apparitions d’Howard Stark rappellent les comédies de l’âge d’or d’Hollywood, et l’esthétique film noir m’a beaucoup plu. C’est léger, bien interprété et avec un sous-texte féministe qui fait beaucoup de bien.

Les séries que j’attends en 2016 : Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, la saison 2 de Poldark, Damien, et bien entendu la suite des séries citées en position 2, 3 et mention spéciale du top.

TOP DES FILMS 2015

J’ai vu peu de films sortis en 2015, mais voici ceux qui sortent du lot. Je n’ai pas encore vu Americain Ultra, Spotlight ou Star Wars 7, je ne puis donc garantir qu’ils ne s’y seraient pas trouvés.

1. CRIMSON PEAK DE GUILLERMO DEL TORO

crimson-peak

Indiscutablement mon coup de cœur de cette année. J’ai attendu ce film pendant deux ans : il m’a donné tout ce que je souhaitais, et plus. J’ai passé ces dernières semaines à le défendre, mais comme je n’en ai jamais parlé sur ce blog, voici un petit plaidoyer. Sans spoiler, j’ai maintes fois entendu que l’intrigue était plutôt prévisible et n’apportait rien au schmilblick. Or, Crimson Peak est un film d’ambiance, qui rend hommage aux romans gothiques et à tout un pan du cinéma fantastique. Tout en les dépoussiérant : cette fois-ci, ce sont les femmes qui prennent les choses en main et décident de sauver – ou non, à vous de vérifier – les personnages masculins. Crimson Peak est un film ultra esthétisé, où le moindre détail est pensé. C’est surtout une création originale : ni un prequel, ni un reboot, ni le début d’une franchise, ni une adaptation. Fait de plus en plus rare, qui mérite d’être souligné… À la sortie du film, j’ai conseillé aux comédiennes du Vampire de la rue Morgue d’aller le voir, parce que la pièce s’inscrit dans le même univers. J’ai globalement conseillé à tout le monde de le voir.

2. KINGSMAN, DE MATTHEW VAUGHN

kingsman

À moins d’être aveugle, je n’ai vu ce film dans aucun classement de fin d’année. Voici donc les raisons pour lesquelles il figure dans le mien :

  • Colin Firth. Taron Egerton. Mark Strong.
  • La scène de l’église, qui m’a littéralement fait pleurer de rire.
  • C’est un film ultra-gonflé, qui va très loin dans son propos.
  • « Manners maketh man. »

MENTIONS SPÉCIALES

Loin de la foule déchaînée, de Thomas Vinterberg : C’était joli comme tout. Casting trois étoiles.

007 Spectre, de Sam Mendes : Parce que je me suis rarement autant amusée devant un film, et que c’était tout ce que je demandais à celui-là.

Les films que j’attends en 2016 : High-Rise, Civil War, Suicide Squad. Et toute bonne surprise qui se présentera. Je n’attends pas du tout la trilogie des Animaux Fantastiques. Change de plan, J.K. Rowling.

TOP DES ALBUMS 2015

Je crois que tous les amateurs de musique seront d’accord pour dire qu’on a eu un excellent cru cette année. Il m’est difficile de départager les vainqueurs, mais il est un album qui se détache de tous les autres. Il est indétrônable, personne ne lui arrive à la cheville, c’est…

MELIORA, DE GHOST

meliora ghost

Dès ma première écoute, j’ai su que je tenais le gagnant de cette année. Peu importe ce qui sortirait après. C’est le troisième album du groupe suédois, et je les attendais au tournant. Résultat : Meliora est un chef d’œuvre, ni plus ni moins. L’album est court, parfaitement construit et cohérent de bout en bout. Je ne sais pas comment le leader (dont il est facile de trouver l’identité sur internet et d’écouter les excellents projets si vous êtes un peu curieux) et ses petits potes masqués font pour mélanger le second degré et l’émotion de façon aussi juste. Meliora est épique, ambitieux, mélodique, intelligent, érudit, drôle et charnel à la fois. Pour ne rien gâcher, l’artwork vaut vraiment le détour, et fait de cet album un bel objet à posséder chez soi. Meliora se situe loin, très loin au-dessus des autres sorties de l’année, tous genres confondus. Je ne peux pas résister à l’envie de vous poster le génial clip de Cirice, qui amusera même ceux qui ne sont pas fan du rock de Ghost :

MENTION TRÈS BIEN

In Sorrow Motion, de Alone With Everybody : Nouvel EP du désormais quatuor toulousain, que j’ai eu la chance de voir en concert et d’interviewer en Avril dernier. C’est de la pop délicatement ciselée, chaleureuse et belle : une des sorties que j’ai le plus écoutées cette année.

Autres Mentions Très Bien :

Chasing Yesterday, de Noel Gallagher

The Third, de Kitty, Daisy & Lewis

Hypnophobia de Jacco Gardner

Let It Reign, Carl Barât and the Jackals

Les comebacks réussis : The Libertines avec Anthems For Doomed Youth, et Marilyn Manson avec The Pale Emperor. Dans les deux cas, c’était inespéré et plus que bienvenu. Chapeau, les gars.

L’album que j’attends en 2016 : THE LAST SHADOW PUPPETS. En espérant très fort qu’il soit aussi bon que son unique prédécesseur, qui date déjà de 2008.

TOP DES LIVRES 2015

Exception de ce classement, ce top contient un seul livre paru en 2015. En revanche, cette année fut celle où j’ai suivi le conseil de l’amie qui tient l’excellent blog Let’s Misbehave : à savoir sortir de ma zone de confort. Je suis donc allée lire des bouquins que je ne serais jamais allée lire en temps normal, j’ai lu beaucoup de livre optimistes… Et globalement beaucoup plus d’auteurs vivants que les années précédentes. Bilan positif, donc. Je tiens d’ailleurs à remercier ma liseuse, qui m’a permis de dévorer une partie de mes livres de 2015 dans les meilleures conditions. Et nous allons d’ailleurs commencer ce top par une tricherie.

1. LES MENSONGES DE LOCKE LAMORA, DE SCOTT LYNCH

locke lamora

À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai pas encore terminé la lecture de ce livre. Presque. Cependant, j’en ai lu plus de la moitié en 2015, et j’ai tellement aimé que je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que c’est mon livre favori de l’année. (C’est même le premier livre depuis très longtemps à m’avoir fait pleurer comme une madeleine au détour d’un passage. Je vous félicite, Mr Lynch.) Je l’ai découvert en faisant un test sur Buzzfeed : « Which Fantasy group do you belong in ? ». J’ai eu la bande des Salauds Gentilhommes menée par Locke Lamora. Le résumé m’a bien plu, j’ai trouvé le livre et l’ai démarré. Avant de le reposer. (Le style et l’histoire étaient très bons, mais je voulais à ce moment-là lire plusieurs livres rapidement. Celui-ci est gros.) Puis d’y revenir… Et là, quelque chose s’est produit peu avant la page 200 : j’ai été accrochée et je n’ai plus lâché le roman après.

Alors, Les Mensonges de Locke Lamora, ça raconte quoi ? Ça se passe principalement dans une ville imaginaire appelée Camorr, qui ressemble furieusement à Venise période Renaissance. Le roman suit les aventures de Locke Lamora, chef brillant et génial d’une bande de voleurs orphelins appelés les Salauds Gentilhommes. Certains ont dit que le bouquin rappelait Ocean’s Eleven dans un monde de Fantasy. Ça se justifie, en tout cas dans la première partie du livre : l’ambiance est celle d’un film de casse, déguisements et répliques qui fusent à l’appui. Ensuite… tout bascule.

now you see me

De mon côté, ça m’a rappelé l’ambiance d’Insaisissables. Avec des épées et des hauts-de-chausses.

Le monde de Scott Lynch est superbement décrit, l’ambiance de Camorr est tangible : les odeurs, les différentes parties de la ville, les personnages travaillés, tout est là. Et surtout, il y a Locke Lamora. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant attachée à un personnage littéraire : il est brillant, ingénieux, drôle et complexe. Le génie du bonhomme m’a conquise, et par bien des côtés, il m’a étrangement rappelé Artemis Fowl, que j’étais prête à suivre au bout du monde à 11-12 ans. Les Mensonges de Locke Lamora est le premier tome d’une saga qui devrait en compter sept. Trois sont déjà parus, et si je redoute généralement les séries littéraires, les aventures de Locke Lamora pourraient bien être l’exception qui confirme la règle. Je sais déjà qu’il va atrocement me manquer dans quelques jours… Mais le tome 2 est rangé sagement dans un coin.

2. REASONS TO STAY ALIVE, DE MATT HAIG

reasons to stay alive

Le fameux livre paru en 2015. Tout est dans le titre. Matt Haig est un écrivain qui souffre de dépression : ce petit livre simple explique comment il a remonté la pente, et comment il parvient tant bien que mal à maintenir un semblant de stabilité. Je pense que ce bouquin peut remonter le moral de pas mal de gens, qu’on soit dépressif ou non. Sa lecture a été le point de départ de mes meilleures lectures de 2015, entre autres. Il faut parfois se faire botter les fesses pour avancer : Matt Haig aura tenu ce rôle.

MENTIONS TRÈS BIEN

Sintram and His Companions, de Friedrich de La Motte-Fouqué : La lecture idéale de ce Noël, puisque le livre a été écrit pour l’occasion au début du XIXème. (Merci à Project Gutenberg de l’avoir mis en ligne.) C’est en fait un conte gothique et médiéval très sombre, et totalement jouissif. Vous savez, le personnage sombre et badass qu’on croise parfois dans les films, qui est repenti mais en a gros sur la conscience ? Sintram, c’est le parcours d’un héros qui parvient à ce statut, de son enfance à l’âge adulte. C’est court, plein d’orages, de diables, de chevaliers et de belles dames. Ah oui, les compagnons en question sont le Diable et la Mort. Littéralement. Et ce passage est sans doute le meilleur du livre.

sintram

L’adoubement de Sintram illustré par Gordon Browne.

Le Cirque des Rêves, d’Erin Morgenstern : J’ai reçu l’ordre de le lire par une jeune femme qui se reconnaîtra si elle passe par ici. Comme d’habitude, son conseil était excellent, et j’ai lu ce livre d’une traite. C’est visuel, poétique et les personnages sont vraiment touchants. (Mention spéciale aux jumeaux Poppet et Widget.)

Oscar Wilde : The Story of an Unhappy Friendship, de Robert Sherard : Domaine public, encore une fois. Voici le récit de la relation de Sherard avec Wilde, dont il était l’un des amis les plus proches. Ça change des biographies écrites un siècles après ! Sherard raconte ses promenades et ses soirées avec le Maître, et comment ce dernier l’a fait renoncer au suicide. J’ai ri, j’ai été touchée et j’ai eu peur pendant le récit du procès. Ce beau texte mérite une réédition et une traduction au plus vite !

Ce que je voudrais lire en 2016 : En 2014, j’avais décidé de lire tous les livres de Jane Austen, ce que j’ai fait. Je ne me suis pas fixé un tel défi en 2015, mais je pense que les romans de Dickens pourraient faire d’excellents candidats pour 2016 – à voir. Je voudrais aussi lire : une grande partie des livres inscrits sur ma liste. La suite des aventures de Locke Lamora. Des livres surprenants. Plus de Tolkien. Dante Alighieri et Milton. Continuer à lire des auteurs vivants et des livres oubliés, tombés dans le domaine public.

jonathan strange

*roulement de tambour* Les jeux sont faits. Mon top 2015 est désormais public. Si vous avez lu et aimé certaines de ces œuvres, n’hésitez pas à m’en faire part. Si vous avez des idées de lecture – ou d’auteurs à lire –, je suis également preneuse ! Et si j’ai réussi à vous donner envie de découvrir un album, un livre, un film ou une série que j’ai citée, ça justifiera d’avoir écrit cet article.

Bonne année, chers lecteurs !

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Maître de Philippe de Gueldre,

Maître de Philippe de Gueldre, “Un transi entraînant la femme du chevalier”

“I fell in love with a zombie, I fell in love with a zombie, I fell (oooh) in love with a zombie last night!”

The goth kid finished his song and rushed off stage. Some undead people in the crowd said they saw tears in his eyes. The following band was three ghost girls singing, but they were soon kicked out by another band consisting in two human beings alive and (un)well.

“This song is for the boy who fell in love with a zombie”, said one of the members – a girl – with a smirk on her face. The boy lifted his head but tears were shining on his cheeks.

The song was good – at least that’s what the undead people in the crowd said. The boy was busy crying and drinking something weird, and green, that tasted like… what? It didn’t matter. He was in love. With a zombie.

Later that night he was cornered by the girl who dedicated her song to him. When she bit his neck he understood that she was not so alive after all. But (un)well, she was indeed. “I’m not unwell”, she said. “You are. This will ease your pain, darling boy. I’m going to drink your sadness.”

God, he was the unluckiest boy in the world when it came to girls. She drank a bit of blood from him and left him to talk with the three ghost girls. He was not sad anymore, for the moment. Just completely tired. He decided to go back home. Tears were dried on his cheeks. And he was still in love with a zombie.

*The verses of the goth kid’s song were inspired by Last Night performed by Subvision.

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“Do you like horror movies?”, she asked.

He smiled.

“Sure.” He took a sip of his drink. “Especially the old ones.”

“What a surprise.”

“Don’t get me wrong. The black and white ones are great but those from the seventies – I have a blast with them.” He seemed to think. “Even with those from the early 80’s.”

“Blood everywhere.”

“Not everywhere. Think about Halloween. Everything is suggested. Nothing is ever shown.”

“Except in Rob Zombie’s versions.” Playfully argumentative.

“The recent ones, yes. You are young. (He looked at her.) You have that… hunger for blood. Time will pass and you’ll learn that the most terrifying and violent things are often hidden.”

“I’m not that young anymore. It’s been seven years – since we first met.”

“That much?” He drank, hiding a grin.

“You know it’s been that much. Sometimes I surprise myself saying things and I discover after you said them too.”

He didn’t answer.

“Come on! You made me.”

“I’m not responsible for your white skin and your hair.”

“Maybe not.”

“Maybe?”

“Destiny I guess. You took the look-alike, made her your apprentice and threw her into the world.”

“And still we’re here talking about horror movies.”

“And still we’re meeting again, sitting here and talking about horror movies.”

The song in the jukebox changed.

“Rob Zombie”, he pointed out. “Did you cast a spell?”

“You haven’t taught me that yet.”

“That’s right.” His glass was empty now and he left it on the bar. “Would you like to chase some ghosts in the streets?”

“I’d like to.” She stood up and shook her hair – very similar to his own. “Very much.”

“Alright then.” He stood up. “But I warn you: the ghosts you can’t see are the most frightening.”

“Who said I was scared?”

They arrived at the door of the establishment.

“Do you know a haunted house?”

He had a devilish smile.

“Plenty.”

And they went out, dressed in old elegant clothes, their necks or hands covered with symbolic jewels, and their pale faces ready for ghosts.

The end

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(Because sometimes you have to occupy yourself during English class.)

When you go
Can I only breathe again?
Demons come to harm
Tasseomancy

She hadn’t sung for a long time and her voice was resonating in the corridors of the palace. Floating, dancing when she thought she couldn’t be seen, but ardently wishing to be discovered.
The song was creating itself as she was singing it.

I’m a little ghost haunting a castle, she thought with delight. I’m dead for centuries. And it’s not boring at all.
Still singing and dancing, she crossed the corridors, went along the windows, caught a glimpse of moonlight, and…

What are you doing?”

The deep voice stopped her suddenly. Turning over the man – an inhabitant of the castle she believed –, she went towards him and declared calmly:

I’m here to haunt you and take your soul.”

Oh, really?” asked the man with a smirk. “I thought I heard a song. A romance I think. Surely you’re not very… frightening.”

He touched her arm.

Not a scream. Not a word of protest. I’m sorry my dear, but as a phantom you just fail.”

You nasty, awful man. Ruining all my effects.”

The girl – or the ghost? – frowned.

Don’t think I’m going to stay with you tonight because I’m not.”

The man laughed.

Ruining all your effects. That’s interesting. Very. You fail at playing dead but at haunting… You have some skills, I admit it.”

Turning back, he started to walk away.

What a charming song that was.”

The girl stood unmoving for a while.

Holy hell”, she muttered.

Maybe she was going to follow him after all.

The end

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