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Posts Tagged ‘alice morgan’

kyloren

Pardonnez le titre clickbait, il fallait bien attirer votre attention. Ça fait un moment que cet article trotte dans un coin de ma tête, il est temps de l’en faire sortir.

J’ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog des chocs esthétiques et des role models que je pouvais avoir. Il se trouve qu’une bonne partie d’entre eux sont des héros et héroïnes de fiction. J’ai déjà entendu : « Ce sont des gens qui n’existent pas, donc je ne peux pas m’identifier à eux ». Deux choses : ce sont des personnages fictifs, certes, mais créés par des auteurs qui sont bel et bien réels. Ensuite, il me paraît difficile d’apprécier une œuvre sans un degré d’empathie – et parfois d’identification – pour ses personnages. Baignant dans la pop culture et dévorant des livres comme une vorace, je rencontre assez régulièrement de nouveaux (anti)héros. Et parfois, l’un d’entre eux va me marquer suffisamment pour m’apporter une aide véritable.

La plupart du temps, ce sont des personnages avec une part d’ombre. Je comprends les gens qui sont inspirés par des héros comme Captain America, Harry Potter ou Daenerys – j’en connais. Cependant, je ne pourrai jamais éprouver d’intérêt pour un personnage qui nous est présenté, à la base, comme étant bon et sans défauts. Les personnages qui me touchent sont des personnages perfectibles, qui traînent souvent de grosses casseroles derrière eux, dont l’arc narratif va les voir évoluer et faire un travail sur eux-mêmes pour s’améliorer. C’est la raison pour laquelle je préfèrerais toujours Tony Stark à Steve Rogers. (Outre le fait qu’une intelligence hors du commun me séduira toujours plus que la capacité de fendre des bûches à mains nues.)

Dans une œuvre, on est amené à voir l’intimité d’un personnage : comment il résonne, quel est son quotidien, quels sont les choix auxquels il doit faire face. La vie d’une personne réelle célèbre, qu’on admire et qui nous inspire, peut bien sûr être riche d’enseignements. Cette personne peut tout à fait laisser des livres ou des interviews pour s’expliquer. Mais la fiction offre ceci : elle permet d’être le plus proche possible de ses personnages… et donc de s’identifier à eux.

« Si lui ou elle a traversé ça, a douté mais a réussi à s’en sortir, alors moi aussi, je peux le faire. » Il n’y a rien de plus encourageant que de s’identifier à un personnage dont on partage les peurs, la colère ou la révolte, et de le voir avancer malgré tout. Dans mon cas, ça peut être un véritable moteur.

Quand je suis allée voir Star Wars : The Last Jedi au cinéma il y a plus d’un an, j’ai été bouleversée pour la seconde fois par le personnage de Kylo Ren. Non, je n’ai pas décimé des planètes entières, non, je ne vise pas le poste de Supreme Leader. Mais quelque chose dans sa rage, sa peur, son ambition et son envie d’en découdre m’a parlé. « Tu n’es pas seule », dit-il à Rey pendant le film. Cette seule réplique a été un encouragement en soi, que j’ai gardé dans ma tête depuis. Et c’est toute la magie des films, des livres, des histoires en général. Dans l’un d’eux, il y aura forcément un personnage qui vous parlera, auquel vous pourrez vous identifier. Qui vous montrera que non, vous n’êtes pas seul, qu’il y en a d’autres comme vous.

Et voici une petite liste de quelques personnages a priori infréquentables, mais qui m’inspirent. Je reviens régulièrement aux œuvres dans lesquelles ils apparaissent pour me motiver.

tony stark

J’apprécie Tony Stark parce qu’il évolue, en bien, malgré ses erreurs et son manque absolu de confiance en lui. (Son arrogance n’étant qu’une façade.)

alice morgan

J’apprécie Alice Morgan parce qu’elle est brillante, qu’elle n’a peur de rien et qu’elle apprend, petit à petit, à s’ouvrir aux sentiments humains. (Si vous ne connaissez pas ce personnage joué par Ruth Wilson dans la série Luther, lâchez tout et partez à la rencontre de cette psychopathe et physicienne surdouée.)

sherlock

J’apprécie Sherlock version BBC parce qu’il trouve toujours des choses incroyables à faire avec son cerveau et qu’il avance, malgré ses peurs – et son incompréhension des normes sociales.

kaz brekker

J’apprécie Kaz Brekker parce qu’il est insupportable et génial au sens propre. Mais aussi parce qu’il est jeune, qu’il a toujours un coup d’avance sur ses ennemis, des vestes impeccables, et que ça ne l’empêche pas de devenir le maître incontesté des gangs de sa ville.

loki

Et j’apprécie Loki Laufeyson parce qu’il garde son panache en toute circonstance – et pour d’autres choses qu’il a en commun avec ses petits camarades ci-dessus.

Ça devait être dit.

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Je n’ai jamais participé à des Top Ten sur ce blog, mais je cède à cette grande tradition sur l’invitation de Spleen La Jeune. Déjà, parce que j’aime son blog (et aussi son style d’écriture), deuxièmement parce qu’on s’entend bien sur Facebook – au XXIème siècle, ce genre de chose peut jouer.

Et le thème du jour est alléchant :

Les 10 personnages que vous aimeriez embarquer avec vous sur une île déserte

Alors ouais. Ouais, ça me dit bien. J’ajoute que le classement ci-dessous reflète mes idées du moment et qu’il se pourrait fort que je change d’avis demain. Cet article, lui, ne bougera pas.

(Article qui est sponsorisé par les Von Bondies, dont l’album Lack Of Communication est en musique de fond pendant je tapote mon clavier. Mais si, tu sais ? Le groupe dont le leader s’est méchamment encanaillé avec un certain White à Detroit il y a plus de dix ans. Bien sûr que tu sais. Je fais ma mauvaise langue parce qu’à côté de ça, l’album est un petit plaisir garage/western/etc.)

Donc. Les 10 personnages que je voudrais embarquer avec moi sur une île déserte soooont :

1) Jack Merridew dans Sa Majesté des Mouches. Je fais ça pour taquiner Spleen La Jeune mais surtout parce que j’adore ce personnage depuis que j’ai lu le bouquin de William Golding, il y a des années. Alors oui, Jack a un potentiel de dictateur en puissance, il est même un brin psychopathe, mais soyons honnête : je ne survivrais pas cinq minutes avec Porcinet ou Simon. (Ah, Simon…) Ralph, dans le genre boyscout sans peur et sans reproche… Pourquoi pas. Mais non.
J’en profite pour vous recommander le film en noir et blanc si vous ne l’avez pas vu :

2) James Steerforth dans David Copperfield. Parce que c’est un grand gaillard plein de ressources et un aventurier qui peut se tirer d’à peu près n’importe quelle situation. Il est arrogant, possède une classe folle et c’est aussi un séducteur. Bref, je ne vais pas m’ennuyer.

James Steerforth par Frank Reynolds.

3) Le Capitaine James Hook. (Ou quel que soit son nom : James Matthew Barrie précise dans Peter Pan qu’il ne s’agit pas de sa véritable identité.) A peu près pour les mêmes raisons. Sans compter que c’est un pirate, question comment survivre en île déserte, il doit s’y connaître. On finira par se raconter des histoires de Kraken au coin du feu.

4) Je sens que cette liste ne va pas compter beaucoup de filles. Donc Mercredi Addams. Elle trouve toujours de quoi s’occuper et je parie qu’elle saura déterrer un mystère bien macabre sur l’île en question. Et j’adore son sens de l’humour – j’en aurai besoin.

De l’humour, on a dit.

5) Edward Fairfax Rochester. « J’ai voyagé aux quatre coins du monde et j’ai de l’expérience. » Prouve-le, chéri. Après, s’il se met à expliquer quelles sont les plantes et la faune qui peuplent l’île comme dans la mini-série de 2006, je prends aussi.

Ça le botte. Great.

6) Lancelot du Lac. Je voulais absolument un des chevaliers des légendes arthuriennes et le gars a bien baroudé, erré, tout ce qu’on voudra. J’ai beaucoup de tendresse pour Galahad mais il claquera sur l’île au bout de trois jours. Non non, il faut un homme d’expérience pour ce genre d’expédition.

Lancelot du Lac, par François Baranger.

7) Ardeth Bay. Ardeth. Bay. Ai-je vraiment besoin de me justifier ?

8) James Howlett alias Logan alias Wolverine. Parce qu’il a le profil et que ça ne nécessite aucune autre justification (si ce n’est celle que nous entretenons tous deux une liaison intense ces temps-ci via les comics et les films).

Wolverine et Domino dessinés par Gabriele Dell’Otto. Et si, il va changer d’avis.

9) Alice Morgan. Je la vois d’ici arborer un grand sourire à cette idée.

10) Bilbon. Il est beaucoup plus débrouillard qu’il ne le croit et question plaisanteries, il se pose là. Il sait chanter des chansons aussi. (Je parie que Hook et Lancelot en connaissent aussi, mais je n’ai plus d’exemples précis.)

Ex aequo avec :

10) Violette Baudelaire. Elle peut inventer ce qu’elle veut à partir de trois fois rien. Je note que tous les génies proclamés de ma liste sont des filles, pour une fois. Good.

(Je n’emmènerai pas Tony Stark parce qu’il ne tiendrait pas deux heures sans machines ni internet. Ni Guy de Gisborne parce qu’il déteste le fait de rester trop longtemps en compagnie de plus de cinq personnes. Désolée, les gars.)

Voilà. En relisant tout ça, ça fait une équipe sacrément badass. J’attends d’emmener tout ce petit monde avec moi pour qu’on mette une raclée aux alligators géants, qu’on trouve des cadavres et des trésors enfouis et, avec un peu de chance, qu’on revienne tous vivants à la fin. Mais vu la trempe des gars et filles, je pense qu’on a nos toutes nos chances.

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L’anglais possède une excellente expression pour définir le sujet dont je vais parler. Role model. Traduisible par « exemple » ou « modèle à suivre » en français.
C’est exactement ce dont il s’agit ici. Les personnages de fiction comme modèles à suivre dans la vie courante. Pas n’importe lesquels, bien entendu : un génie infréquentable et une surdouée psychopathe, j’ai nommé Tony Stark et Alice Morgan.

Je vous vois venir d’ici, ce sont des scientifiques et je suis une littéraire. Certes. Ce ne sont assurément pas des role models en raison de leur style de vie légèrement… différent. Il est vrai.
Mais c’est justement là que réside tout l’intérêt du jeu.

J’ai déjà dû expliquer plusieurs fois le syndrome dont je souffre dans les articles de ce blog : je ne supporte pas qu’on cite une référence que je ne connais pas. Premièrement parce que je me sens affreusement frustrée, deuxièmement parce que je déteste admettre que je ne sais pas.

Avec Tony Stark et Alice Morgan, le fossé ne saurait être plus grand. Leurs thèmes de prédilection sont presque immanquablement des sujets dont j’ignore tout. D’où la frustration accrue.
D’où le fait de m’intéresser depuis cet été aux trous noirs et à la mécanique quantique, entre autres.
(Après tout, les « libertins érudits » du XVIème siècle prônaient le fait que « l’homme savant » se devait d’être érudit dans tous les domaines, pas vrai ?)

Mais voici ma théorie. Je pense en effet que ces personnages peuvent être d’excellents modèles à suivre et ce, en dépit de leur caractère hautement dangereux. (Quoique ?)

Tony Stark

L’ayant encore peu croisé dans des comics – je suis plus DC que Marvel, vous m’excuserez –, je m’appuie sur le personnage tel que nous l’ont montré les films de Jon Favreau et Joss Whedon, interprété par Robert Downey Jr.
Il n’est plus à présenter, tout le monde connaît Iron Man, le « genius billionaire playboy philantropist », comme il se décrit lui-même dans le film Avengers. Ses défauts sont immenses et je n’ai pas l’intention de de les cacher – il en avoue d’ailleurs une bonne partie dans son autoportrait de quatre mots. Donc, Stark a un ego surdimensionné, court après toutes les filles qui passent (et se débarrasse d’elles d’une façon toute personnelle), cumule les excès en tous genres et ne fait pas toujours le meilleur usage de son argent. C’est un fils à papa riche, célèbre et qui possède les pires adjectifs attribués à ce statut.
Je ne conseille à personne d’imiter une telle attitude. (Encore faut-il en avoir les moyens.)
Cela va de soi.

Une chère amie a coutume de dire que « les personnes de grand talent ou de grande intelligence possèdent des défauts proportionnels ». Ceux de Tony Stark sont à la mesure de son génie.
C’est un inventeur. Un génie précoce, et beaucoup plus réfléchi qu’il n’y paraît. Il fourmille d’idées dès qu’il s’agit de créer et d’améliorer son armure d’Iron Man. Et bien entendu, c’est un scientifique reconnu par sa profession.

Il y a deux choses que je lui envie particulièrement. Ses hologrammes, déjà. Ils sont magiques. (Si je pouvais mettre mes idées en forme avec un tel moyen, la vie serait parfois bien plus simple.)

Sa faculté à apprendre très vite dès que nécessité se fait sentir. « When did you become an expert in thermonuclear astrophysics ? », lui demande Maria Hill – Avengers, toujours. « Last night », répond Stark l’air de rien.
Et bien sûr ses connaissances en matière de mécanique quantique. Je ne les égalerai certainement jamais, mais je peux toujours essayer de m’instruire et de comprendre certains concepts et notions.
Dont acte.
Au fil des films, Stark s’améliore et trouve divers moyens de gérer sa personnalité instable. De ne pas péter les plombs, disons. Notamment en s’occupant et en se plongeant dans l’invention.
Pour toutes ces raisons, oui, Tony Stark peut être un role model.

Et pour ceux qui m’accusent de ne citer que des hommes parmi mes héros de prédilection, le personnage suivant offrira un démenti.

Alice Morgan

Il n’y a aucun piège, Alice Morgan est bel est bien une femme. « Presque un génie », qui plus est. Une chercheuse en physique entrée à l’université à treize ans et sortie à dix-huit. C’est aussi une tueuse en série dont on apprend, dans le premier épisode de la série Luther, qu’elle a assassiné ses parents.

Pour être franche, Alice est ma principale raison de regarder la série – produite par la BBC, quelle surprise. Brillamment interprétée par Ruth Wilson, Alice Morgan est un personnage fascinant et effrayant à la fois.

Ses défauts sont presque indissociables de ses qualités, ce qui rend son caractère de role model assez difficile à justifier. Je le fais quand même.
Ce qui caractérise Alice, donc, c’est son génie et sa jeunesse. Elle est aussi brillante en physique qu’en meurtre. Ce qui suscite l’admiration de Luther, avec lequel elle va développer une étrange amitié, c’est qu’il est impossible de prouver qu’elle a effectivement tué ses parents : elle n’a laissé aucune trace. Son crime reste donc impuni.
Pour en finir net avec son défaut majeur : c’est une perverse narcissique. Alice désire être admirée et porte un souverain mépris à la plupart des êtres qui l’entourent. Chacun de ses actes est une revanche contre ceux qui ont pu la blesser.

Ceci étant dit, Alice Morgan a de grandes qualités : un sens inné de la répartie – fine et cinglante –, de l’érudition et une élégance certaine. Elle donne également des conseils avisés à Luther, étant lucide sur les comportements d’autrui.

Elle fait ce qu’elle veut comme elle le veut et ne tolère aucune entrave. Elle parvient également à se sortir des situations les plus difficiles avec un calme inquiétant.

Je concède que tout ceci n’est pas follement encourageant. Alice m’a poussée à m’intéresser aux trous noirs, qui n’appartiennent pas du tout à mon domaine.

Sa capacité à rester calme en – presque – toute circonstance, son intelligence ne peuvent que susciter l’admiration. Alice est une source d’inspiration idéale si l’on veut s’aventurer sur des terrains inexpérimentés de la connaissance et désirer être meilleur dans certains domaines. Le tout en avançant avec une calme certitude.

Donc, je n’ai que des modèles fictionnels scientifiques, vous demanderez-vous ? J’ai montré que cela allait au-delà de ces compétences. Il existe d’autres personnages qu’en effet j’aurais pu prendre comme exemple. J’aurais pu citer Sherlock Holmes, mais il n’a que trop visité les pages de ce blog. Cela dit, il représente l’homme dont le savoir est complet : c’est aussi bien un scientifique qu’un littéraire, il se prête à des expériences de chimie et est aussi musicien. (Il a également des défauts non négligeables…)

Mais c’est un cas encore différent. J’ai cité Tony Stark et Alice Morgan parce que leurs exemples sont d’autant plus frappants qu’ils contrastent, au premier abord, non seulement avec l’image de modèles à suivre, mais également avec le domaine dans lequel j’étudie et sur lequel j’écris.

Cependant, en considérant avec discernement les personnages d’un insupportable millionnaire et d’une surdouée psychopathe, en prenant le meilleur d’eux, je crois avoir montré qu’ils peuvent effectivement être des exemples à suivre.

Je pense qu’ils souriraient à cette idée.

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