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Archive for the ‘Interview’ Category

docteur pralinus

Le docteur Pralinus explore les rouages de la pop culture destinée aux femmes sur sa fabuleuse chaîne Youtube.

C’est avec un immense plaisir que je publie l’interview qui suit. Mais d’abord, petite mise en contexte : dans la vie, je suis rédatrice web/journaliste. J’écris pour plusieurs médias, dont le site NRJ Active, pour lequel je rédige un certain nombre d’articles par mois. Il y a quelques temps, j’y ai publié un article de fond sur un sujet qui me tenait particulièrement à cœur : les fanfictions. Les jeunes actifs aussi écrivent de (bonnes) fanfictions : explication d’un phénomène a donc été publié. Comme je voulais émailler mon article d’un avis fiable et détaillé sur la question, j’ai décidé d’interview le Docteur Pralinus, une youtubeuse infiniment cultivée dont j’admire le travail depuis quelques temps déjà. Sur sa chaîne, elle parle de pop culture, de yaoi, des héroïnes qui l’intéressent et de fanfictions… parmi beaucoup d’autres choses ! Pour moi, c’était donc la personne idéale à interroger. Elle a accepté de me répondre par mail, et m’a envoyé quelques jours plus tard… trois pages de réponses passionnantes à mes questions ! Il m’était impossible de tout mettre dans mon article, alors je me suis promis de publier l’intégralité de l’interview ici, parce qu’elle est bien trop précieuse. (Merci à Benjamin Kaminski, qui publie mes articles sur NRJ Active et m’a autorisée à le faire.) Sur ce, je vous laisse en compagnie du Docteur Pralinus. J’espère que cet entretien vous intéressera, et qu’il vous donnera envie de lire de (bonnes) fanfictions.

Question ouverte pour commencer : pourquoi les fanfictions c’est bien ?

A titre personnel, je n’aurai jamais autant écrit si je n’avais pas eu le support de la publication en ligne, qui m’a permis une pratique régulière et des retours en temps réel. La fanfiction permet ça pour plein de gens, et même pour les lecteurs, c’est une manière d’étendre le plaisir lié à une œuvre, de se la réapproprier, d’en faire sa propre création/perception avec un échafaudage d’idées partagées en ligne. C’est vraiment un super concept.

Dans mon article, je veux montrer que même les jeunes actifs écrivent des fanfictions, que ce n’est pas qu’un truc d’ado ou de mère au foyer comme les médias prétendent le montrer. Pourquoi, à ton avis, ce genre peut toucher aussi des jeunes adultes qui travaillent et sont à fond dans la vie active ?

Je ne saurais pas le dire mais c’est vrai que les représentations d’auteurs de fanfictions (influencées par Enterprising Women de Camille Bacon-Smith si je ne m’abuse) en font des adolescentes et des femmes au foyer avec l’idée d’une frustration générale de leur vie, qu’elles exprimeraient à travers des fictions qu’elles « souilleraient » presque de leurs gloussements. C’est très irritant, surtout que c’est aussi sexiste (à côté les fanfictions masculines sont beaucoup plus valorisées, dans l’univers de Doctor Who, qui est dominé par les hommes, on met souvent en avant le showrunner Steven Moffat, auteur de fanfiction Doctor Who avant de régner sur la série, qui est plus sérieux qu’E. L. James et autres autrices de fanfics médiatisées). Y aurait d’un côté les femmes au foyer mal baisées et les adolescentes en explosion hormonales qui écrivent des fanfics sur One Direction et Twilight et de l’autre, une minorité parmi les auteurs de fanfics, les créateurs masculins sérieux qui, eux, vont se professionnaliser. C’est extrêmement réducteur. L’auteure de Fangirl, Rainbow Rowell (NdR : très bon bouquin, effectivement), le dit très bien en conclusion de son bouquin d’ailleurs, y a un plaisir particulier à écrire de la fanfic. C’est une écriture comme une autre : on peut écrire de l’original et continuer à faire de la fanfic à côté parce que c’est un autre challenge. Il y a le plaisir de retrouver un univers, des personnages. A côté je pense que tout le monde ne peut pas se permettre d’écrire dans la fanfiction. Quand on a un loyer à payer, écrire des fanfictions dans un but entièrement gratuit tout ça, c’est un luxe aussi.

Comment expliquer que ce soit en majorité des jeunes filles (et des jeunes femmes) qui écrivent de la fanfiction ? Pourquoi les hommes sont-ils minoritaires ?

J’ai lu deux explications à ça. Dans Textual Poachers, Jenkins évoque l’anthologie Genders and Reading qui met en avant des stratégies de lectures différentes selon le genre du lecteur. L’idée n’est pas d’essentialiser cette lecture évidemment, on peut la voir comme partie d’une éducation genrée. Pour résumer grossièrement, les femmes percevraient plus l’histoire comme une atmosphère, les hommes comme une structure. Sheenagh Pugh dans The Democratic Genre met aussi en avant la notion de gratuité et l’absence de compétitivité dans l’univers de la fanfiction, ce qui permettrait à des femmes non éduquées dans ce but de se lancer plus facilement. Bien sûr, quand je dis « les hommes » et « les femmes » je minore la part queer des auteurs/consommateurs de fanfictions et je le redis, il ne s’agit pas d’attacher ces caractéristiques à un genre de manière biologique mais plus socialement construite.

Est-ce que pour toi la notion de fanfiction est indissociable de celle de communauté/fandom ?

Je pense qu’on fait tous de la fanfiction d’une certaine façon dès qu’on se met, par exemple, à discuter en sortant d’un cinéma en enchaînant les «  ce film aurait été mieux si ». Seulement, à partir du moment où on intègre un fandom, où on met ses textes à disposition ou où on consomme de la fanfiction, là, on atteint un nouveau pallier.

De plus en plus de médias consacrent des articles aux fanfictions, mais c’est souvent avec un ton condescendant. (On trouve souvent des sélections des fanfictions les plus bizarres par exemple, mais jamais des meilleures…) Pourquoi, à ton avis ?

En France, on a des années de retard sur les Etats-Unis à ce niveau, et les médias généralistes aussi ont des années de retard sur les travaux universitaires. Je veux dire, c’est aberrant, on parle encore de « phénomène de la fanfiction » comme si c’était nouveau. Woh les gars ! Ca existait avant Internet ! (NdR : ce que j’explique dans mon article, tout en gardant le terme phénomène, justement parce que la fanfiction se démocratise depuis peu en France.) Seulement c’était un domaine discret (lié aux fandoms et en prime dominé par les femmes). Y a beaucoup de sexisme, et une vision très bourgeoise de la culture dans la condescendance qu’on réserve aux fanfics. Déjà, y a cette idée qu’un fan n’est pas légitime pour écrire sur un univers préexistant, qu’il « braconne » la culture (d’où le Textual Poachers de Jenkins). Ensuite, des femmes commencent à se faire du blé avec ça (enfin commencent, des auteures de fanfictions les transforment en récits originaux pour les publier depuis les années 1980, on appelle ça Filing off the serial numbers), elles écrivent des textes lus par des milliers de gens et forcément… ce doivent être des conneries. Certes, je ne dirai pas que Fifty Shades of Grey c’est le haut du panier, mais les fans qui en parlent en tirent souvent des choses plus intéressantes et intelligentes qu’on imagine.

Heureusement on commence à écrire et réaliser de bons travaux sur le sujet de la fanfiction en français comme le docu Fanfictions, ce que l’auteur a oublié d’écrire.

Beautiful Bastard, 50 Shades, After : ces livres sont au départ des fanfictions (Twilight et One Direction). Je ne peux pas m’empêcher de penser que les éditeurs choisissent de publier de « mauvaises » fanfictions, alors qu’il en existe de très bonnes. Pourquoi ne pas éditer ces dernières et donner une meilleure image du genre ?

Je ne pense pas qu’il y ait de complot de ce genre. Sur les sites de fanfiction, les textes qui sont les plus lus et commentés sont rarement les mieux écrits et les plus ambitieux selon moi. Ce serait plus des textes moyens. Stylistiquement, ça se lit même si le style est blanc, mais les histoires restent simples voire creuses. Les textes plus sophistiqués sont souvent moins lus de ce que j’ai vu, parce qu’un lecteur de fanfiction moyen ne va pas forcément chercher à se retourner le cerveau. Y a aussi une notion très assumée et décomplexée de lecture plaisir. Certes, la fanfiction permet parfois des relectures très complexes et intéressantes, postcoloniales, féministes et queer de fictions qui sont devenues des mythes communs, mais c’est aussi très souvent, surtout, le plaisir simple de voir X perso faire des câlins à X perso dans X série. Enfin, y a cette idée qu’une bonne fanfiction ne peut être détachée de l’univers qui l’a inspiré et donc, en en faisant une histoire originale en « file off the serial numbers », soit on la prive de sa substance, soit elle était de base assez plate pour que ça ne dérange pas et que ça ne change rien. Personnellement, je tire mon plaisir d’un jeu constant de références au canon quand j’écris de la fanfiction. Je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde, mais ça me rend en tous cas impossible le fait de transformer mes fanfics en récits originaux. Elles perdraient alors ce qui fait que j’en suis fière.

Devant des séries comme Sherlock (je pense à la dernière saison), on ne peut pas s’empêcher de penser que les scénaristes ont lu quelques fanfictions et sont conscients des attentes des fans. Penses-tu que les fanfictions peuvent influencer les scénaristes à l’heure actuelle, et peuvent contribuer à apporter de nouvelles choses au cinéma ?

Clairement. Plus que les fanfics, les fandoms et les fannon (le canon du fandom, c’est à dire un élément intégré comme canon par un grand nombre de fans) influencent clairement la production actuelle. Les mangakas font du fanservice depuis des années en se fiant directement au courrier de leur lectorat, et avec la puissance des réseaux sociaux, on voit la voix des fans amplifiée. Quand un tas de gens voient Sherlock avec Watson, il est de l’intérêt des créateurs de la série de les satisfaire avec, hélas, souvent juste quelques clins d’œil et beaucoup de Queerbaiting. Ceci dit, Sherlock est inachevé encore donc qui sait ? Les enjeux de représentations sont aussi au cœur des fandoms et ils savent parfois se faire vraiment entendre. Hermione est bien devenue noire.

Pour finir, une fanfiction que tu recommanderais ?

Je vais citer une vieille fanfiction, une des premières que j’ai lues alors que j’étais au collège et que j’ai relu plusieurs fois ensuite. Elle est restée inachevée, et on sent que l’auteure ne savait pas nécessairement où elle allait sur la fin, mais il y avait tellement de potentiel et d’idées dedans. Et des personnages vraiment géniaux ! Je parle de See You Soon de Nemesis publiée sur le site de Poudlard.org (il faut s’inscrire). C’est une fiction nextgen publiée bien avant le tome 7 de J.K. Rowling, et je peux vous dire que les idées qu’elle exploite sont bien plus intéressantes que l’épilogue « canon ». Pour moi, cette version coexiste avec celle des « vrais » romans, et vu que je la lui préfère et qu’elle est restée inachevée, j’en ai imaginé mentalement des suites. Des fanfictions de fanfictions.

Je vais citer un autre nom de fic avec laquelle j’ai entretenu le même rapport : La Médiocrité s’appelle Roma de sangdebouRbe souffre des mêmes problèmes (inachevé et l’auteur se perd un peu et tire un peu sur la plume), est publié sur le même site et m’a aussi durablement marquée. Y a une plume vraiment mordante, une finesse, et ça exploite un pan inexploité de l’univers de Harry Potter avec des personnages originaux. J’aime beaucoup.

Ce qui est étonnant avec ces histoires publiées il y a dix ans, c’est de constater à quel point les auteures avaient été clairvoyantes et perspicaces quant à la suite de l’histoire de J. K. Rowling (la vraie nature de Rogue a été devinée des avant le tome 7 par beaucoup de fans). C’est de l’ordre de spéculations sentimentales, mais c’est absolument passionnant.

Merci au Docteur Pralinus pour avoir pris le temps de répondre (très longuement) à mes questions ! Je vous conseille d’aller explorer sa chaîne YouTube pour en savoir plus, et évidemment de lire des fanfictions. Parce qu’on peut lire de la bonne littérature ET passer du temps sur fanfiction.net ou Archive of Our Own (ou Tumblr). Il y a de vraies merveilles à dénicher pour qui sait chercher ! (J’enverrai mon top 10 de fanfictions à qui veut.)

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©Land O’Goshen

Seconde interview sur ce blog, la talentueuse actrice et scénariste américaine Melissa Hunter. Sa websérie Adult Wednesday Addams, diffusée à partir de Septembre 2013 sur Youtube et toujours disponible sur le site, est un petit phénomène mondial. (Même le site de Zooey Deschanel en a parlé.) En une saison, la jeune femme nous a livré six épisodes, soit autant de bijoux de moins de trois minutes chacun qui racontent la vie de Mercredi Addams devenue adulte. Avec les même préoccupations que les autres : passer un entretien d’embauche, trouver une coloc, et même rencontrer un charmant petit ami… Mais il s’agit de Mercredi Addams. L’humour (très) noir est toujours au rendez-vous, le charme gothique aussi.

Je suis tombée sur cette websérie totalement par hasard, en cherchant des groupes de musique gothiques pour accompagner mon travail. C’est ainsi que j’ai pu découvrir le travail de la fantastique Melissa Hunter, qui a écrit tous les épisodes et interprète Mercredi dans la droite lignée de Christina Ricci. La jeune femme n’en est pas à son coup d’essai et a une multitude de projets – dont un film de zombies qui promet d’envoyer du steak. Elle a gentiment accepté de répondre à mes questions et je suis très heureuse de pouvoir publier cette interview ici. En bilingue, parce qu’il faut faire les choses bien.

Bonjour Melissa ! Je voulais d’abord te remercier parce que c’est un très grand honneur de te recevoir ici. En faisant mes recherches, j’ai pu voir la foule d’activités que tu as et tout ce que tu as pu accomplir. Je sais que tu écris pour Hollywire [Ndlr : un site web consacré à la pop culture]. Tu es aussi actrice, tu écris des webséries et des courts-métrages. Comment en es-tu venue à faire tout ça ?

Une fois diplômée de l’université, je suis retournée à Los Angeles, la ville où j’ai grandi, pour continuer à jouer la comédie. Mais très vite, je suis devenue frustrée par le peu de rôles féminins intéressants qui étaient proposés. J’ai commencé à prendre des cours de comédie et d’improvisation et à monter des projets d’écriture avec des amis. C’est là que j’ai vraiment découvert ma passion pour l’écriture. Et du même coup, mon amour de la production : faire partie intégrante d’un projet du début à la fin, de sa conception à sa sortie, en passant par l’écriture, la production et le montage. Je crois vraiment que de nos jours, dans le divertissement, il faut créer ses propres opportunités. C’est ce que j’ai fait.

Hi Melissa! First of all, I wanted to thank you because it’s such an honor to have you here. I read about your many activities and what you have done so far. I know you write for Hollywire. You are also an actress, you write scripts for web series and short movies. How did you end doing all these things?

When I graduated college, I returned to Los Angeles (my hometown) to pursue acting. But I quickly became frustrated by the lack of interesting female roles that were offered so I started taking sketch comedy and improv classes and writing projects with my friends. It was really only then that I discovered my passion for writing. And in turn, my love for producing – being a part of the whole process of a project, from conception to writing to production to editing to release. I really believe that in this time in entertainment, you have to make your own opportunities, so that’s what I’ve been doing.

Je me demandais comment tu étais tombée sur Mercredi Addams. Ton interprétation est clairement basée sur celle de Christina Ricci, mais je voulais savoir si tu avais vu les films en premier ou si tu avais regardé la série en noir et blanc tournée dans les années soixante ?

Oui ! J’ai grandi en regardant la série des années 60 parce que mes parents étaient fans. J’étais une gamine quand les films de la Famille Addams sont sortis, et j’ai absolument adoré. Ça a vraiment forgé ma sensibilité comique et mon amour de la comédie noire.

I was wondering how you came across Wednesday Addams. Your portraying is clearly based on Christina Ricci’s version, but did you watch these movies first or did you know the show in black and white from the sixties?

Yes! I grew up watching the ‘60s series because my parents loved the show. And I was a kid when the Addams Family movies came out and I absolutely loved them. It really shaped my comedic sensibilities and my love of black comedy.

Comment as-tu eu l’idée de faire une série sur ce personnage ?

©Land O’Goshen

J’ai grandi en entendant constamment que je ressemblais à Christina Ricci. Au collège, un type qui m’embêtait m’a appelée Mercredi. Même si j’aimais la Famille Addams et Mercredi, j’ai détesté ce surnom. A Los Angeles, mes camarades de classe étaient tous bronzés, blonds et joyeux – moi, j’avais les cheveux sombres et j’étais pâle. J’ai essayé de me débarrasser cette identité. Je regrette de ne pas avoir été assez sûre de moi pour la considérer comme un compliment.

Et puis, il y a deux ans, je me suis déguisée en Mercredi pour Halloween. La réaction des gens a été tellement dingue, que ce soit devant moi ou plus tard en voyant les photos, que j’ai décidé de faire quelque chose du personnage. J’ai revu les films et j’ai été scotchée par Mercredi : c’est une héroïne incroyable. C’est une marginale qui ne voit aucun intérêt à s’intégrer. Elle reste inébranlable face à ses ennemis. Elle est incroyablement maîtresse d’elle-même et a toujours le dernier mot. Du coup, j’ai pensé que ça serait intéressant de voir cette anti-héroïne déterminée une fois adulte, loin du confort de sa famille, propulsée dans le monde réel.

How came the idea of doing a web series about this character?

I grew up constantly being told that I looked like Christina Ricci. And in middle school, a bully called me Wednesday. While I loved the Addams Family and Wednesday, I hated the nickname. I grew up in Los Angeles where most of my classmates were tan, blonde and bubbly — and I was this dark-haired, pale-skinned girl. I tried to cast away that identity. Too bad I wasn’t self-possessed enough to take it as a compliment.

Then two years ago, I dressed as Wednesday for Halloween, and it got such a crazy reaction both in person and in photos that I realized I wanted to do something with the character. I rewatched the movies and was struck by what an incredible hero Wednesday is. She is an outsider who has no interest in fitting in. She in unwavering in the face of her antagonists. She is incredibly self-possessed and always has the last word. So I thought it would be interesting to see this strong-willed antihero as an adult, away from the comfort of her family, out in the real world.

Une des choses que j’ai aimées dans cette série, c’est que Mercredi trouve un petit ami, ou plutôt un coup d’un soir. [Ndlr : One-Night Stand, titre de l’épisode, nettement plus joli en VO.] Et c’est quelqu’un de parfaitement normal. J’aime énormément Joel Glicker dans le deuxième film, mais c’est un intellectuel timide, les autres ados se moquent de lui… Dans Adult Wednesday Addams, le petit ami de Mercredi n’est pas gothique, ce n’est pas un serial killer, et il l’accepte comme elle est. C’était important pour toi de mettre Mercredi avec quelqu’un de totalement différent de ce à quoi on pouvait s’attendre ?

Oui ! J’ai aussi aimé la romance de Mercredi et Joel au camping. Je trouvais très intéressant qu’elle soit avec un garçon normal – un nerd, oui, mais pas un Addams – et qu’il l’aime exactement pour ce qu’elle était.

Quand je travaillais sur la série, plusieurs gars parmi mes amis m’ont dit que Mercredi avait été leur premier béguin. Ce ne sont ni des gothiques ni des nerds, juste des types normaux qui sont fascinés par une fille comme Mercredi. Ça se tient, selon moi. Elle est tellement confiante et résolument elle-même – c’est une qualité très séduisante. Hunter Cope, l’acteur qui joue dans cet épisode, est si adorable et sincère que j’ai pensé qu’il était parfait pour Mercredi. Pour moi, cet épisode est celui où elle est le plus vulnérable, parce qu’elle apprécie vraiment ce jeune homme. Après tout, Mercredi est la fille de Morticia : elle a un petit faible pour la romance.

One of the many things I liked about this series is that Wednesday at one point finds a sweetheart, well, a one-night stand, and he’s someone perfectly normal. I loved Joel Glicker in the second movie, but he was a shy intellectual, mocked by other teenagers. In Adult Wednesday Addams, Wednesday’s one-night stand isn’t gothic or a serial killer, and he accepts her as she is. Was it important for you to put her with someone so different from what we could have expected?

Yes! I also loved the camp romance. I thought it was so interesting that she was with a normal boy – a nerd, yes, but not an Addams – and he loved her for exactly who she was.

When I was working on the show, several of my guy friends told me that Wednesday was their first crush. They aren’t goth, they aren’t nerds, they’re just normal guys who were fascinated by a girl like Wednesday. Which makes sense to me. She is so confident and unflinchingly herself — that is a very attractive quality. Hunter Cope – the actor in that episode — has such a sweet, open earnestness to him, that I thought he would be the right match. I saw that as Wednesday’s most vulnerable episode in the series because she actually does like him. Wednesday IS Morticia’s daughter, after all, so she does have a soft spot for romance.

La série montre Mercredi agir en-dehors de son cercle familial. Dans les séries et films précédents, quand elle faisait des choses à l’extérieur, c’était toujours pour faire des farces morbides aux « gens normaux ». Mais dans Adult Wednesday Addams, c’est comme si elle essayait de s’intégrer, ou en tout cas de vivre au milieu des autres tout en restant totalement elle-même. Pourquoi as-tu fait le choix de faire évoluer Mercredi dans notre quotidien ?

Mon intrigue préférée dans les films, c’est quand elle va faire du camping, parce qu’on la voit interagir avec des gens normaux et dans un univers où elle n’est pas forcément à l’aise. Je voulais faire quelque chose dans ce sens. C’était donc logique de la mettre dans une situation que traversent la plupart des gens qui ont la vingtaine : couper les liens avec ses parents et entrer dans le monde réel.

Mercredi est beaucoup de choses. Elle est notamment pragmatique. Dans la série, elle a besoin de trouver une solution afin d’être stable financièrement. Dans les épisodes sur la coloc et l’entretien d’embauche, elle est projetée dans des situations où elle n’a pas d’emblée le dessus, mais elle finit par le prendre. Je vois moins cette série comme Mercredi qui s’adapte au monde réel que comme le monde réel qui s’adapte à Mercredi.

The series shows Wednesday acting outside her family circle. In the ancient series and movies, when she was doing things outside, it was always to make dark jokes to ‘normal people’. But in Adult Wednesday Addams, it’s as if she tried to fit in, or at least to live amongst people while staying totally herself. Why did you make that choice of making Wednesday evolve in our day-to-day world?

My favorite Wednesday storyline in the films is when she goes to camp because we get to see her interact with normal people and in an environment that isn’t necessarily comfortable for her. I wanted to do something to that effect so it made sense to put her in the situation that most 20-somethings go through – getting cut off by her parents and entering the real world.

Wednesday is many things, and one of them is practical. In the given situation, she needs to do what is required to be financially stable. In the roommate and job interview episodes, she’s put into situations where she does not have the power to start, but ultimately she takes it. I saw the series less as Wednesday adapting to the real world, but rather the real world adapting to Wednesday.

J’ai aussi une question sur ton processus d’écriture. Que se passe-t-il quand tu décides d’écrire un épisode d’Adult Wednesday Addams ? Est-ce que tu t’enfermes dans ta chambre, tu écoutes de la musique ? Quelles sont tes habitudes ?

La musique m’aide énormément. Un de mes amis écrivains m’a appris à faire une playlist pour chaque projet que j’écris. Une des premières choses que j’ai faites en commençant Adult Wednesday Addams, ça a été de faire une « playlist Mercredi ». Les Yeah Yeah Yeah, Robyn et Holy Ghost! font partie des artistes qui s’y trouvent.

Quand je commence à concevoir quelque chose, je n’aime pas m’asseoir en face d’un ordinateur. Je deviens trop distraite. J’adore la randonnée, alors je prends ma playlist Mercredi et je vais escalader des sentiers. Ensuite, je vais dans un café avec un simple carnet et je note mes idées – les intrigues, les personnages, les répliques drôles qui me viennent… Une fois que j’ai les idées claires, je vais sur mon ordinateur et j’écris les dialogues.

I have also a question about your writing process. What happens when you decide to write an Adult Wednesday Addams episode? Do you lock yourself in your bedroom, do you listen to music? What are your habits?

Music helps so much for me. One of my writer friends taught me to make a playlist for every project I write. So one of the first things I did was make a Wednesday playlist (The Yeah Yeah Yeahs, Robyn and Holy Ghost! were some of the artists on it).

When I’m in the initial ideation mode, I don’t like to sit in front of a computer. I get too distracted. I love hiking, so I often would put on my Wednesday playlist and hike up a trail. Then I’d go to a coffee shop with just a notebook and write down my ideas – the story arcs, characters, any fun lines I come up with, etc. Once I had the ideas clarified, I would go to my computer and write the dialogue.

Les acteurs qui jouent avec toi dans Adult Wednesday Addams sont aussi dans d’autres séries où tu joues ou que tu as écrites, sauf erreur de ma part. C’est un peu comme une troupe de théâtre, non ?

Bien vu ! J’ai effectivement un genre de troupe ici. J’ai beaucoup de chance d’avoir construit des relations avec des acteurs, des auteurs et des réalisateurs très talentueux. J’adore écrire et jouer, mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est collaborer. C’est ce qu’il y a de plus excitant pour moi. Réunir toutes les pièces du puzzle et travailler avec une équipe que tu aimes et en qui tu as confiance. Il y a une vraie proximité et on se motive mutuellement de façon créative. Tout ce que je souhaite, c’est collaborer sur des projets avec des gens qui ont les mêmes idées. Le but ultime, à une plus grande échelle, ce serait de faire des émissions télévisées et des films avec eux.

The actors who play with you can also be seen in other web series you wrote or acted in if I’m not mistaken. So it’s a bit like a theater company really?

Good eye! I do have something of a company here. I am very fortunate to have built relationships with a community of very talented actors, writers and directors. I love writing and acting but most of all I love collaborating. That is the most exciting part to me. Bringing all the pieces together and working with a talented team you love and trust. You have a shorthand and can really push each other creatively. All I want to do is collaborate with like-minded people on projects – the ultimate goal being on a bigger scale, making TV shows and films with them.

A la fin de la première saison, tu as dit que tu cherchais de l’argent pour en produire une deuxième. Est-ce que ça va se faire et si oui, as-tu déjà des idées pour de futurs épisodes ?

Oui ! Ça a été retardé pour plusieurs raisons. J’écris un pilote pour la télévision, une nouvelle websérie pour Above Average [Ndrl : une chaîne américaine de youtube spécialisée dans les sketches et les webséries comiques.], et un nouveau film en ce moment. Du coup, j’essaie de me concentrer sur mon énergie créative pour terminer tout ça.

Et j’ai besoin de réunir de l’argent pour une deuxième saison, mais vu que je n’ai pas les droits de la Famille Addams, je veux être sûre de procéder à une collecte de fonds de la bonne manière, afin d’éviter tout problème. Mais j’ai déjà écrit deux nouveaux scripts et j’ai des idées pour dix autres ! Je n’arrêterais jamais de faire cette série si j’avais le budget.

You said at the end of the first season that you were searching money to produce a second season. Is this going to happen? And if yes, do you have ideas of stories for future episodes?

Yes! It’s been delayed for a few reasons – I’m writing a TV pilot, a new web series for Above Average, and a feature right now – so I’m trying to focus my creative energy to get those done.

And I’ll need to raise money for the second season, but since I don’t own the rights to the Addams Family, I want to make sure I proceed with fundraising in a way that won’t get me into any trouble. But I’ve written two more scripts and have ideas for 10 more. I would make this show forever if I had the budget.

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©Land O’Goshen

On trouve aussi plusieurs vidéos sur Youtube d’un projet qui s’appelle The Darkening. [Ndlr : une histoire d’amour sur fond d’invasion zombie.] Il y a un faux trailer, de fausses interviews des acteurs… Je voulais savoir comment tout ça était né, parce qu’on ne trouve aucune information sur le net. Tu as l’intention de faire un film de zombies un jour ?

Ce sont des vidéos concept pour un film de zombies que j’ai écrit avec mon amie Megan Rosati. Le film s’appelle Zombie Paparazzi. En fait, l’histoire se passe pendant la première de The Darkening, qui est le Twilight des films de zombies. Pendant la première, il y a une foule énorme de gens déguisés en zombies. Pour des raisons qui ne sont pas immédiatement révélées, de vrais zombies infiltrent la horde de fans et les attaquent. Tout le film se déroule en une seule nuit, et il suit les deux starlettes de The Darkening qui se battent pour survivre hors du cinéma.

C’est un méta-film, une satire de la société du divertissement et du culte de la célébrité. On a tourné quelques petites vidéos qui montrent l’univers du film pour intéresser les gens à notre scénario. On cherche des financements pour ce film en ce moment et on espère le tourner l’an prochain !

There are also a bunch of videos on Youtube about a project called The Darkening. Fake trailer, fake interviews… I wanted to know how this project was born since it’s hard to find any information about it on the internet. Do you intend to do a zombie movie one day?

These are concept videos for a zombie movie that I wrote with my friend Megan Rosati called Zombie Paparazzi. The movie is set at the premiere of The Darkening, which is the Twilight of zombie movies. There’s a massive crowd of fans at the premiere all dressed as zombies. For reasons you don’t know at first, real zombies infiltrate the crowd and attack people. The movie takes place all in one night, following the two main starlets’ fight for survival out of the theater.

It’s a meta movie that satirizes the entertainment industry and celebrity culture. So we filmed a few shorts that fit into the world of the movie to pique interest in our script! We are currently looking for financing for the feature and hope to film it in the next year!

Y a-t-il une série ou un film que tu rêves de tourner ?

Eh bien, j’aimerais d’abord tourner mon film de zombies ! Je suis aussi en train d’écrire le pilote d’une série télé et j’espère qu’il aura un avenir. Le personnage principal est de la même trempe que Mercredi. Mon but, en fin de compte, c’est de raconter des histoires avec des héroïnes fortes et complexes. La nouvelle vague d’héroïnes féminines est très excitante, mais je pense qu’il y a encore beaucoup de travail à faire. J’espère faire partie de ce mouvement et pouvoir créer de nouveaux role models pour les filles. Comme ce que Mercredi a été pour moi quand j’étais petite.

Is there a series or a movie you dream to make?

Well, I definitely would love to make my zombie movie for one! I’m writing a TV pilot right now that I hope has a future. The lead has a similar essence to Wednesday. Ultimately, I want to tell stories with strong, complex female leads. The new wave of female-driven content is exciting, but I think there’s much more work to be done. I hope to be a part of that and make new role models for girls – much like Wednesday Addams was for me when I was little.

 Thank you so much for taking the time to answer my questions, Melissa! 🙂

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© Sibylline Meynet

Aujourd’hui, grande première puisque ce blog voit sa première interview – pas la dernière. Il y a quelques semaines, je suis allée dans mon salon de thé préféré à Lyon, Laureline’s Corner. C’est un endroit que j’aime, pas seulement parce que tout, absolument tout y est délicieux et fait maison (vive les cupcakes et les chocolats chauds aux marshmallows !), et que ceux qui tiennent l’endroit sont adorables : c’est un lieu accueillant et joli, sous le signe du vintage, avec en musique de fond des girls bands des années 60. Un après-midi, je me suis retrouvée là-bas avec une amie, et des tableaux accrochés au mur ont attiré mon attention.

Mission : demander le nom de l’artiste avant de partir. (Dans ma tête, les mots article, découverte, article, blog se livraient déjà une bataille féroce. Le coup de pinceau de ce peintre avait attiré mon œil et j’étais décidée à le partager avec le monde entier. Au minimum.) « C’est ma petite sœur », me répond Laureline, qui me donne l’adresse du site de la demoiselle. Ni une, ni deux, je la contacte sitôt rentrée chez moi. L’artiste que je vais vous faire découvrir se nomme Sibylline Meynet. A 22 ans, c’est une artiste freelance avec de nombreuses années de carrière derrière elle et de très, très beaux projets à venir.

J’aime beaucoup son style, qui appartient à un mouvement rétro que j’affectionne. Le trait de Sibylline est gracieux et juvénile à la fois, délicat et pas dénué de raffinement. Je voulais absolument savoir qui se cachait derrière ses dessins, et je n’ai pas été déçue.

Mary Blair

Quels sont les artistes qui t’ont influencée ?

Je pense avoir été très influencée par les dessins animés Disney quand j’étais petite, je suis d’ailleurs toujours aussi fan des films et des artistes ayant contribué à ces chefs d’œuvres, tels que Marc Davis, Mary Blair, Eyvin Earle, Glen Keane… Les illustrations de Brenot, Gruau, Whitcomb, Elvgren sont aussi une immense source d’inspiration pour moi, leurs femmes sont toujours belles et élégantes, et leurs hommes super chics et rigolos. J’aime bien regarder un dessin qui soit beau et drôle à la fois.

Je suis aussi pas mal d’artistes sur internet, je vais régulièrement voir leur blog quand j’ai envie de rêver un peu. Parmi eux Geneviève Godbout, Annette Marnat, Maike Plenzke, Stevie Lewis, Babs, Leslie Hung pour n’en citer que quelques uns !

Tu as fait la décoration du salon de thé Laureline’s Corner, à Lyon, et c’est comme ça que je t’ai découverte. C’est d’ailleurs ta sœur qui tient ce salon de thé. Le vintage est une manie familiale ?

© Sibylline Meynet

Oui ! Mon père est artiste aussi et est né dans les années 1960, du coup il s’intéresse beaucoup à cette époque qui le replonge en enfance. Il a beaucoup de livres et de films « en noir et blanc », ça a toujours fait partie de notre univers au quotidien. En grandissant, j’ai fait mes petites recherches sur les années 1950 ; cette période me paraissait tellement chic, élégante, presque inaccessible, que j’en suis tombée amoureuse.

Est-ce que c’est un domaine que tu voudrais continuer à explorer, le design, la création de décors ?

J’ai vraiment aimé aider ma sœur à créer cet univers car il me correspondait aussi. J’adore les intérieurs des années passées, recréer des ambiances rétro c’est vraiment chouette, c’est d’ailleurs pour ça que je dessine. Le faire dans la vraie vie, ça demande plus d’efforts, mais c’est tellement bien de voir le résultat final ! Je ne pense pas me diriger dans la déco dans le futur, sauf si c’est quelque chose qui m’intéresse vraiment, quelque chose qui m’éclate, et que je prenne du plaisir à le faire.

A quoi ressemble une journée dans la vie de Sibylline ?

© Sibylline Meynet

Je suis quelqu’un d’assez organisé, du coup j’ai mon petit agenda, mon petit planning, et je peux me mettre à bosser ! Sur mon mur, j’ai un post-it qui me rappelle quelles sont mes priorités : le matin je m’occupe des commandes qu’on me passe. L’après-midi, je travaille sur des projets pro, magazines, comics, le tralala des maisons d’édition, et si je n’ai pas de commandes pro, j’en profite pour avancer sur mes projets personnels. Le soir, je m’accorde une ou deux heures, parfois plus, pour gribouiller ce qui me passe par la tête. La plupart du temps je dessine sur papier car je passe mes journées sur l’ordinateur. En général je me couche assez tard parce que j’adore travailler la nuit. C’est tellement paisible !

Question incongrue : travailles-tu en musique ? (Dixit celle qui écrit très souvent avec un disque en musique de fond…)

OUI ! Ça aide à se concentrer, ça rend heureux, c’est motivant ! Parfois je travaille sans musique sans m’en rendre compte, et dès que je m’aperçois que c’est le silence complet, je balance un peu d’Elvis pour m’accompagner dans ma solitude d’illustratrice freelance.

J’ai lu que tu avais écrit : « j’aime les films en noir et blanc et la musique qui grésille ». Si tu devais choisir un film et un album qui grésille, lesquels prendrais-tu ?

On va me prendre pour une vieille dame dans l’âme, mais j’aime, j’adore la musique qui grésille de Louis Armstrong. Ça me repose et ça me fait aussi penser à mon enfance. J’aime beaucoup Peggy Lee, Aretha Franklin, The Chordettes, The Ronnettes, The Marvelettes, The Bobettes, The Supremes, Bobby Vinton et tellement d’autres… Mais celui qui a conquis mon cœur, c’est Elvis Presley.

Niveau films, je suis fan d’Alfred Hitchcock. « North By Northwest » est un de mes préférés avec «Marnie ». « Some Like It Hot » de Billy Wilder me fait rêver (et beaucoup rire !) aussi.


Un projet fou que tu aurais particulièrement envie de réaliser ?

Il y en a tellement ! Avoir mon propre magazine en fait partie. Travailler avec les gens que j’admire est un de mes plus grands rêves, surtout avec mes groupes de musique préférés ! Faire leur pochette d’album, les dessiner, partager avec eux… Ça serait vraiment le pied ! Bien sûr, j’adorerais avoir ma propre bande dessinée éditée, c’est d’ailleurs ma priorité en ce moment.

Un autre projet qui me tient à cœur, quand j’aurai le temps et l’argent, c’est d’aller à Graceland, visiter la propriété d’Elvis Presley. Ça fait un peu groupie, c’est pas non plus un projet super fou, mais c’est quelque chose qu’il faut absolument que je fasse au plus vite !

© Sibylline Meynet

What’s next ?

Bonne question ! Je m’efforce de garder quelques projets secrets, mais je peux aujourd’hui annoncer que j’ai travaillé ces derniers mois sur une BD de Garfield qui fait 10 pages, et qui sera publiée aux USA dans peu de temps. J’ai eu la chance d’être contactée par BOOM ! Studios à Los Angeles, qui travaille directement avec Jim Davis. J’ai un peu stressé au début parce que, quand même, c’est un peu une légende. Ça s’est super bien passé et j’ai hâte de vous la montrer !

Sinon je peux aussi vous dire que je vais passer ces prochains mois cloitrée chez moi à travailler sur un ouvrage trèèès épais.

Il y a encore un autre projet dont j’aimerais vous parler mais j’en ai pas encore le droit ! A suivre !

Merci à Sibylline qui a si gentiment accepté de répondre à mes questions ! N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog ou à aimer sa page facebook. Et pour avoir un aperçu de son travail en « en vrai » (et manger des cupcakes !), vous pouvez toujours aller là :

Laureline’s Corner
4, rue Romarin
69001 Lyon

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