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Archive for January, 2018

Je parie que vous ne vous attendiez pas à me revoir si vite. J’avais pourtant dit que j’écrirai plus ici en 2018 ! Même si, je l’admets, deux billets dans le même mois, c’est exceptionnel.

new girl

On y croit.

Aujourd’hui, j’avais envie de publier un article sur la panne d’inspiration. (Les anglais appellent ça writer’s block, j’aime assez l’expression.) J’ai écrit dans mon bilan culturel que j’avais souffert d’une panne d’écriture pendant la plus grande partie de 2017. Elle semble petit à petit arriver à son terme, ce qui me rassure grandement.

Récemment, une étudiante m’a demandé comment je faisais pour écrire en-dehors de mon activité professionnelle : est-ce que je me force tous les jours, est-ce que j’ai le temps ? Je lui ai répondu que si on voulait écrire, il était toujours possible de trouver du temps. Chacun trouve l’organisation qui lui plaît. Pour ma part, il y a des week-ends où je décide de ne pas sortir, parce que je sais que ces journées sont propices à l’écriture pour moi. (Aujourd’hui est un de ces jours : j’ai bloqué mon samedi pour me reposer, avoir quelques lectures plaisirs – de Daniel O’Malley aux fanfictions Darkpilot – et écrire.) Selon mon envie, en semaine, je peux écrire le soir ou le matin. Depuis peu, je me lève souvent plus tôt, histoire d’avoir du temps pour moi avant de démarrer ma journée de travail. Ce temps est parfois consacré à l’écriture.

Je fonctionne surtout à l’inspiration quand j’écris. Je sais que certains artistes sont capables de se forcer à produire tous les jours. Que des écrivains ou des musiciens se mettent à leur bureau ou à leur piano, chaque jour à la même heure, avec la régularité d’une horloge, pour créer. Je n’y arrive pas. Si je me force à écrire en n’étant pas inspirée, ce que j’écris est systématiquement plat et ennuyeux. (Même avec le recul, en relisant des textes écrits sous la contrainte, l’impression reste : je les trouve parfaitement inintéressants.)

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Je sais, c’est désespérant.

Aussi, quand j’ai fait ma traversée du désert en 2017, il a fallu trouver des solutions. Elles n’ont pas marché tout de suite, mais en ce début 2018, je suis plus inspirée… en partie parce que j’ai mis ces bases en place. En partie seulement, parce qu’il y a d’autres facteurs qui m’ont rendu mon imagination et que je dois encore m’accrocher.

  • La première solution, ça a été de lire des livres qui m’ont fait voyager, qui exploraient à chaque fois un univers différent, et qui me faisaient me sentir bien. J’avais tendance à penser que je tournais en rond dans mon écriture. Un des remèdes à ça était donc de changer mon background culturel, de renouveler tous les paysages et types de personnages que j’avais connus. Ça explique la grande variété de films et de livres que vous avez pu voir dans mon top culturel 2017, et la réduction drastique d’œuvres gothiques (même si j’en consomme toujours de temps en temps).
  • Seconde solution : tenter de nouvelles choses dans la vie réelle. Déjà, parce que parler avec de nouvelles personnes ou aller dans de nouveaux endroits fait du bien au moral. Mais aussi parce que ça permet, avec le recul, d’avoir de nouvelles couleurs à ajouter à sa palette d’écrivain. Je ne voyais pas forcément l’intérêt de ces expériences sur le moment, mais je pense qu’elles m’ont finalement aidée. Dire oui à l’imprévu et aux invitations impromptues, tenter des choses, c’est pour moi me faire violence. Mais, hé, rien n’est pire que la stagnation, et l’inspiration se gagne. J’ai mis très timidement cette solution en place l’an dernier, mais je compte l’exploiter totalement cette année !
  • Troisième solution : écrire des choses dont on n’a absolument pas l’habitude, même si on pense qu’on peut ne pas y arriver. L’année dernière, j’ai peu écrit, mais j’ai fait un récit en trois chapitres que je ne me serais jamais crue capable de faire il y a plus d’un an. Je n’avais jamais écrit de scènes de combat dans le désert, ni mentionné de vaisseaux spatiaux. Je me suis dit qu’il fallait que j’essaie, en bannissant très fort (et plusieurs fois) le « Mais je ne vais jamais être à la hauteur ». Finalement, mon histoire était exactement telle que je l’avais imaginée, et ça, mes amis, ça s’appelle faire un pas en avant ! J’espère recréer cette impression dans mes projets officiels.
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Et c’était sacrément chouette.

  • Quatrième solution : assumez ce que vous voulez écrire. C’était une de mes résolutions de l’an dernier, que j’arrive de mieux en mieux à tenir. L’idée, c’était de faire péter toutes les barrières que je me mettais en écrivant, et qui cantonnaient finalement mes personnages à des… conventions. Il m’arrive parfois, quand j’écris un dialogue entre des personnages ou que je décris une action, de me dire : « Mais je ne vais quand même pas écrire ça ? ». Parce que je n’ose pas, parce que tout de même c’est un peu… enfin ! Quand ce genre de chose arrive, désormais, je me fais violence pour l’écrire quand même. Parce que renouveler son écriture et améliorer ses personnages, c’est aussi bousculer ses propres frontières. Mes personnages se sont donc mis à être brutally honest (comme disent les anglais) les uns envers les autres en 2017, à assumer leurs sentiments et à agir. Je ne dis pas que c’est facile à faire, mais c’est plutôt libérateur, et ça insuffle quelque chose dans mes écrits.
  • Dernière astuce : suivez les conseils qu’on vous donne. (Je ne parle pas des miens.) J’ai remarqué que mon entourage, qu’il s’agisse de ma famille ou de mes amis, donnait en fait d’excellents conseils, que je me suis donc mise à suivre. Y compris pour l’écriture ! Quand ils me conseillent une œuvre, de la musique, un film, un bouquin, j’essaie d’aller découvrir ça. Quand ils me donnent des conseils pour m’aider à baisser la pression concernant mes projets officiels, je les suis. (Vous n’avez pas idée de la pression que je mets sur mes projets officiels. Maintenant que j’y pense, j’aurais peut-être écrit ma dernière pièce plus vite si je n’avais pas pensé en écrivant chaque réplique du premier jet : « J’espère que la metteuse en scène va aimer, j’espère que ce n’est pas nul, j’espère que… ».)

Traverser une panne d’inspiration, surtout quand elle est longue et que l’écriture est votre moteur, peut être extrêmement difficile. Le vide est immense, l’impression de ne servir à rien aussi, et l’autodépréciation est tout le temps présente. Et, finalement, c’est contre-productif ! La moi positive (bonjour !) pense plutôt qu’une panne d’inspiration, c’est l’occasion ou jamais de tester de nouvelles choses. Inutile de se dire tous les jours : « Mais à mon âge Untel avait déjà fait ça, aaaargh ». Il faut juste faire en sorte d’aller bien, et quand l’inspiration revient, ne pas. La. Lâcher.

Vous ne savez pas à quel point je retiens l’inspiration en ce moment. Je vais poser des pièges pour qu’elle reste avec moi toute l’année et lui offrir des gâteaux pour qu’elle n’ait plus jamais envie de partir.

Aussi, j’ajoute à ce billet deux vidéos pour finir en beauté. La première vient de la chaîne d’Anna Akana, une youtubeuse que je respecte beaucoup et qui a souvent d’excellents conseils à donner (parce qu’elle en a sacrément bavé de son côté). Chacune de ses vidéos est une dose de lucidité et de bonne humeur. Pour les non-anglophones, beaucoup de ses vidéos sont sous-titrées en français, dont celle-ci, que je viens juste de voir et qui s’accorde tellement bien avec la fin de cet article que c’est sans doute le DESTIN :

Enfin, une fois n’est pas coutume, je mets aussi un lien vers une vidéo de la chaîne Oh, life., qui n’est tenue par nulle autre que ma petite sœur. Ses vidéos humoristiques étant un sacré coup de boost pour mon moral, j’en déduis qu’elles le seront pour ceux qui liront cet article. Voici la dernière en date, qui en plus contient un petit message positif :

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Il est venu le temps d’écrire le top culturel 2017 ! *sortez les confettis* Ça fait deux ans que j’écris moins sur ce blog, mais je lui reste fidèle. Avec le temps, je le vois vraiment comme un refuge où je peux publier ce qui ne peut pas l’être sur les sites où je travaille/collabore. Cela dit, j’aimerais qu’il soit un peu plus alimenté en 2018, mais nous verrons.

L’année 2017 n’a pas été facile, mais je suis heureuse de dire qu’elle s’est bien terminée. Si elle a plutôt été placée sous le signe de l’introspection en ce qui me concerne, l’action devrait être le maître mot de 2018 ! J’ai très peu écrit pour mes projets personnels en 2017, en raison d’une grosse panne d’inspiration. Apparemment, ladite inspiration s’est rappelée à moi pendant les dernières semaines de décembre, où j’ai été plus productive qu’au cours des onze mois précédents. J’ai donc bouclé la première version d’Élise, une pièce de théâtre destinée à la jeunesse, qui s’éloigne de l’univers gothique du Vampire de la rue Morgue (qui tourne toujours avec le Théâtre Ishtar et se porte bien !).

Autre gros changement : je vais désormais régulièrement collaborer à SyFantasy.fr, un de mes sites préférés dédié à la SF, à la Fantasy et au fantastique. Mon premier article pour eux a été publié récemment. Il porte sur Kylo Ren en tant que personnage romantique, et les retours ont été si enthousiastes sur les réseaux sociaux que j’en suis absolument stupéfaite et ravie. C’était la meilleure façon de finir 2017, et c’est aussi la réalisation d’un grand rêve. J’ai mis tout mon cœur dans cet article, alors n’hésitez pas à aller le lire si le cœur vous en dit !

Un autre article que j’ai été heureuse de publier en 2017 est celui sur le manque de superhéroïnes intelligentes, sorti sur le webzine Ta Chatte. Il est le fruit d’une réflexion sur les modèles féminins qu’on m’avait donnés à voir depuis petite, et le point de départ de l’écriture d’Élise. Sans transition, le top culturel de l’année 2017.

TOP DES SERIES 2017

J’en ai vu plus que l’an dernier, indéniablement. Pour une bonne partie, il s’agissait surtout de séries que j’avais déjà commencées. La saison 4 de Sherlock était un peu décevante (j’ai donné mon avis ici dans une lettre adressée au héros). J’ai enfin pu terminer la websérie Carmilla, que je recommande à tout le monde. La saison 3 est un mélange d’humour, de féminisme, de références pop culture, de geekerie et d’ambiance cosy absolument parfaite. Il ne me reste plus qu’à voir le film ! American Gods était une excellente adaptation, même si je redoute un peu la saison 2 maintenant que Bryan Fuller n’est plus aux commandes. Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire était l’adaptation que nous attendions tous – même si j’adore le film aussi –, avec quelques messages bien placés. Vivement la suite ! Enfin, j’ai également rattrapé les saisons de Game of Thrones. Jaqen H’Ghar reste mon personnage préféré, et j’espère qu’il viendra faire un coucou dans la dernière saison, prévue pour 2019. Mais le coup de cœur de cette année va à…

SWEET/VICIOUS

Sweet/Vicious

La série a commencé en 2016, mais sa diffusion s’est achevée en 2017. C’est une série importante, que j’ai conseillée à beaucoup de monde après l’avoir vue, j’en profite donc pour le faire ici. L’histoire de ces deux justicières qui décident de punir les violeurs qui sévissent sur leur campus est à la fois dure, émouvante et drôle. Je persiste à dire qu’elle devrait être montrée dans les collèges et lycées, parce qu’elle joue un vrai rôle éducatif sur la culture du viol. J’en ai largement parlé ici (c’est rare que je vous mette des liens vers le site pour lequel je travaille officiellement, mmh ?), et je n’ai pas grand chose à ajouter sur le sujet. Regardez-la, aimez-la et recommandez-la à vos amis, parce que vous ne le regretterez pas et qu’elle le mérite.

Les séries que je voudrais voir en 2018 : je préfère ne pas trop prévoir, étant donné que je regarde rarement celles que je pronostique. Cependant, je compte bien finir Girls. Oh, et j’attends la suite de la websérie Kyloki, petite découverte hilarante que je vous conseille ! Ainsi que la suite des Orphelins Baudelaire. Et l’adaptation de De bons présages, dont les premières photos me laissent perplexe, mais c’est un de mes bouquins préférés.

TOP DES FILMS 2017

Je suis pas mal allée au cinéma en 2017, et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Ça a été une très bonne année en terme de films, à tel point que je serai incapable de départager un grand coup de cœur en particulier. Ils sont plusieurs, ils sont légion ! Avant de vous parler d’eux et des films qui occupent une place à part dans mon cœur, je précise que je n’ai vu ni Blade Runner 2049, ni Silence. Ce sera fait, un jour. Donc, les films que je retiens en 2017 sont :

LoganLogan, de James Mangold : un grand film, et un western plus qu’un film de superhéros. C’était voulu, et c’était le Wolverine que je souhaitais voir à l’écran. Cette ambiance de poussière, de sang et de road movie avait tout pour me séduire. C’est avec ce film que j’ai pu amorcer une évolution dans mon écriture et mes histoires. Logan/Wolverine/James Howlett fait partie des personnages qui m’ont marquée et m’ont appris la vie en 2017, mais j’y reviendrai dans mon top de lectures. Sacré voyage, en tout cas.

Free Fire, de Ben Wheatley : un film passé totalement inaperçu, très pfree fireeu distribué, et c’est bien dommage. Pourtant, le casting fou du film (Cillian Murphy, Sam Riley, Brie Larson, Armie Hammer) était à lui seul un argument de vente ! J’y suis allée un soir d’été, sans autre attente que de me laisser embarquer dans cette histoire d’affrontement armé entre gangsters dans un entrepôt. Résultat : mes hormones m’ont dit merci en sortant. Ce film était exactement ce dont j’avais besoin en cet instant T, et c’est un sentiment assez rare pour que Free Fire figure dans ce top. Regardez-le.

dunkirkDunkirk, de Christopher Nolan : je n’aime pas les films de guerre. Mais ce film immersif a été une vraie claque visuelle, sonore et émotionnelle. J’ai l’impression que beaucoup se méprennent sur son propos et son sujet quand j’en parle autour de moi. Si vous ne l’avez pas vu, oubliez tous vos préjugés, parce que ça ne ressemblera certainement pas à ce que vous imaginiez. Et ce casting ! Tant d’acteurs que j’apprécie au même endroit, c’est indécent. Un peu comme dans Free Fire.

Logan Lucky, de Steven Soderbergh : là aussi, je connais peu de personnLogan Luckyes qui l’ont vu. Quand j’ai vu l’affiche avant la sortie de la bande-annonce, j’ai cru à un fake : Adam Driver, Daniel Craig et Channing Tatum devant cette voiture, ça avait tout du fanmade. Eh bien pas du tout ! Ce film de casse au pays de l’Amérique profonde était drôle, intelligent et divertissant. Tous les acteurs ont l’air de s’éclater (surtout toi, Daniel, en roue libre) et leur plaisir est communicatif.

Thor : Ragnarok, de Taika Waititi : j’aime le réalisateur Taika Waititi, et j’attendais Thor thor ragnarok3 depuis trois longues années. Il est enfin arrivé, et malgré quelques imperfections, je n’ai pas été déçue. Loki était impérial, ce personnage me manquait beaucoup trop. Les retrouvailles furent joyeuses : ce film est un pur feel good (à voir quand vous avez besoin de motivation), parsemé de trouvailles visuelles, et mine de rien assez gonflé. Détruire toute la mythologie d’un personnage en deux heures, il fallait oser, Waititi l’a fait. (Un peu comme un certain Rian Johnson…)

Mentions honorables : La La Land, auquel je n’ai cessé de penser pendant les dix jours qui ont suivi son visionnage avant de l’oublier petit à petit. Ça reste un très beau film. Spiderman : Homecoming, qui était une bonne relecture du personnage (et MJ est fabuleuse !). Et Baby Driver, pour la prouesse sonore et visuelle d’Edgar Wright (et Jon Hamm, aussi).

Les deux coups de cœur à part : l’année est placée sous le signe d’Adam Driver, manifestement, puisqu’il figure Patersondans les deux films en question. Paterson (de Jim Jarmusch) est sorti fin 2016, mais je l’ai vu début 2017. J’ai dû penser à ce film chaque semaine depuis, tant il m’a marquée. Son message est tout simple : son héros mène une vie routinière, griffonne des poèmes dans son carnet, il s’en contente, est heureux et profite de chaque petite chose. C’est un film lent et contemplatif, qui donne l’impression de vous envelopper dans un cocon. Je ne sais pas si je le reverrai un jour, mais il m’est resté. Vraiment.

the last jediStar Wars : The Last Jedi, de Rian Johnson. Passées les presque 24h de « Mais qu’est-ce que je viens de voir ? Est-ce que j’ai aimé ou pas ? ». Oui, j’ai aimé. L’audace de Rian Johnson, la beauté visuelle du film, la richesse du propos (notamment sur l’échec et la zone grise de certains personnages), les personnages féminins bien écrits, me font lui pardonner ses quelques défauts d’écriture. J’attendais mes retrouvailles avec Kylo Ren avec beaucoup d’appréhension, et il m’a encore plus bouleversée que dans le 7. A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai honoré SW8 d’un second visionnage, et il se bonifie avec le temps !

Les films que je veux voir en 2018 : The Shape of Water, de Guillermo Del Toro, ce qui ne saurait tarder. Pour le reste, je vais me laisser porter comme en 2017, et rester à l’affût des bonnes surprises !

TOP LIVRES 2017

En 2017, j’avais un défi de lecture : lire un livre par semaine. J’ai relevé le challenge, et j’en suis sacrément fière ! (Mon carnet indique 60 livres lus en 2017, en comptant le peu de comics et de mangas que j’ai lus.) Je crois bien que c’est la première année où on trouve si peu de gothique et autant d’auteurs actuels dans mes coups de cœur, mais écoutez, j’avais décidé d’élargir mes horizons. En 2017, j’ai eu envie de lire de grands récits d’aventure, de partir à la découverte de nouveaux paysages et de nouveaux mondes avec des personnages intéressants. Et j’en ai rencontré ! Donc, plutôt que de faire un : « En première position… », je vais présenter les gars que j’ai croisé en 2017 dans les pages de mes bouquins. Ceux-là mêmes qui m’ont « appris la vie » comme je le disais en parlant de Logan : ils m’ont rendue plus courageuse, plus déterminée et m’ont sacrément remonté le moral.

gagner la guerreDon Benvenuto, (anti)héros de Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski : je vous ai déjà beaucoup parlé de ce roman sur mon blog. Ça reste LA claque de 2017 pour moi, un immense livre dont je ne me suis toujours pas remise.

Melmoth, (anti)héros de Melmoth, l’homme errant de Charles Robert Maturin : ce roman est un classique gothique du XIXème siècle (oui, bon…) qui m’a fascinée du début à la fin. Melmoth est le personnage que j’attendais de croiser en littérature. Il a tout pour lui : la classe, la façon de s’exprimer élégante et ténébreuse, le passé qui n’est jamais dit, la terreur (ou l’amour !) qu’il provoque chez ceux et celles qui le croisent. Et c’est un immortel, bon sang ! Mais j’en reparle bientôt sur SyFantasy.fr. Je lui avais aussi consacré un podcast à la sauvage ici.

Kaz Brekker, héros de Six of Crows de Leigh Bardugo : ce type-là vient se rangersix of crows aux côtés d’Artemis Fowl, de Locke Lamora et de Daniel Atlas. Oui, c’est un jeune voleur à l’ego surdimensionné. Sa particularité, c’est de boiter, d’avoir toujours les mains gantées… et bien entendu de garder un coup d’avance sur ses ennemis. J’ai aimé explorer Ketterdam, la ville imaginaire et corrompue créée par Leigh Bardugo, en sa compagnie. J’ai hâte de lire le deuxième et dernier tome de ses aventures !

Archibald, personnage de la saga La Passe-Miroir de Christelle Dabos : j’ai dévoré les trois premiers tomes de la série à différents moments de l’année. Pour une fois, Booktube aura eu raison : cette série est très bien, l’univers est intéressant et ses personnages aussi. Si le personnage de Thorn a son lot de fangirls, c’est surtout Archibald qui a retenu mon attention. Je le vois comme un cousin éloigné de Dorian Gray, avec un caractère qui lui est propre (et bien plus profond qu’il n’y paraît). Vivement le tome 4, Archibald a encore plus d’un tour dans son chapeau !

carry onBaz, héros de Carry On de Rainbow Rowell : dans la catégorie plaisir coupable, je nomme ce bouquin dévoré en quelques jours, et qui m’a fait un bien fou. C’est une petite sucrerie qui parlera à tous ceux qui ont lu Harry Potter, Fangirl de Rainbow Rowell (où Baz était déjà mentionné dans les écrits de plusieurs personnages) ou les fanfictions. Baz est un vampire de dix-sept ans, qui est aussi un élève brillant au sein de son école de magie. Il est insupportable, il est beau, il est arrogant, il est doué et il le sait. Oh, et il habite dans un manoir (parce que pourquoi pas, hein). Bref, il est bien trop cool, et ce roman était parfait pour se détendre entre deux lectures plus sérieuses.

Madeleine de Maupin, héroïne de Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier : relecture récente de ce livre que j’avais adoré à 20 ans. Madeleine est badass, elle se bat en duel, elle se déguise en homme, elle choisit d’aimer qui elle veut (hommes et femmes), elle vit des aventures et est dotée d’une aura presque byronienne. Elle reste une de mes héroïnes préférées. Et ce livre a été publié en 1835 !

Mentions spéciales : Oscar’s Books, de Thomas Wright. C’est un des livres que j’ai ramenés de mon petit voyage à Londres, et qui a pour sujet la bibliothèque d’Oscar Wilde, ainsi qui les lectures qui ont émaillé sa vie. C’est un livre touchant, qui donne beaucoup d’idées de lectures et qui confirme ce que je soupçonnais : le Maître adorait lui aussi Mademoiselle de Maupin. L’enfant et le Maudit, une série de mangas signée Nagabe et toujours en cours (trois tomes sont sortis). La relation entre les deux personnages principaux est tellement belle et émouvante que je conseille cette série à tout le monde.

Ce que je voudrais lire en 2018 : comme pour les films, j’ai envie de me laisser surprendre. Et de continuer à élargir mes horizons, en découvrant de nouveaux personnages forts avec qui traverser cette année.

TOP ALBUMS 2017

Cette année musicale n’aura pas tenu ses promesses : malgré des sorties intéressantes, je reste un tantinet déçue. Cependant, j’ai fait quelques découvertes dont je tenais à vous parler ici. Les deux plus importantes de l’année restent pour moi (et là, oui, on va être un brin gothique) Drab Majesty et The Horrors.

Drab Majesty a sorti l’album The Demonstration début 2017, et je suis tombée dessus totalement par hasard (au détour d’une playlist aléatoire Deezer, probablement). Si certains titres m’ont plu immédiatement, il m’a fallu plusieurs écoutes pour apprécier les autres. The Demonstration est un album parfaitement maîtrisé et bien produit, qui dévoile sa richesse au fil des écoutes. Le groupe est influencé par toute la vague cold wave et gothique des années 80’s (on trouve des hommages évidents à The Cure, notamment). Si vous aimez ce style et la voix grave et profonde du chanteur, vous ne serez pas déçus. Mentions spéciales à Dot In The Sky, Cold Souls, Kissing The Ground et Behind The Wall, qui sont mes morceaux favoris du disque.

Je connaissais quelques chansons de The Horrors et je les aimais beaucoup, mais je n’avais jamais tenté plus loin l’expérience. Ils ont sorti l’album V en 2017, et je suis allée l’écouter pour vérifier le bien fondé des bonnes critiques que je lisais. J’ai adoré, adoré V. Je n’ai même pas de titre favori : cet album est vraiment la découverte d’un univers sonore pour moi. Résultat : je me suis fait toute la discographie du groupe. (Unpopular opinion : Luminous, leur avant-dernier album, est celui qui m’émeut le plus.) La voix grave de ce grand échalas de Faris Badwan fait des merveilles dans mes oreilles, et je ne manque pas une occasion de chanter sur sa musique. V est le meilleur album sorti en 2017 pour moi. C’est du rock qui déploie des paysages devant vos yeux, et vous enveloppe dans son atmosphère. Ou alors il vous fait danser. Je suis incapable de lui coller une étiquette ! Anecdote : Something to Remember Me By est devenue la chanson que j’écoute pour me mettre dans la peau du Chevalier de La Locandiera, pièce que je joue avec le Théâtre Ishtar. (Mais je vous mets Hologram parce que j’adore cette ouverture d’album.)

Mentions honorables : Noel Gallagher, Queens of the Stone Age et Marilyn Manson ont tous signé d’excellents albums en 2017. C’est aussi le moment où j’admets publiquement que l’album de Harry Styles est (vraiment) très bien, et j’en suis la première surprise. Je vais donc suivre de près la carrière de ce petit (qui joue aussi fort bien dans Dunkirk). La petite génie Lorde a sorti un album à la hauteur de mes attentes. J’ai découvert sur le tard l’album Manipulator de Ty Segall (qui est assez fou). Si vous aimez le blues-rock bien badass qui sent la poussière et le sang, je vous conseille le dernier EP du groupe Blackbird Hill, Midday Moonlight. Et dans le registre darkwave, celui de Perturbator, New Model, que je ne m’attendais pas du tout à aimer. Enfin, Nine Inch Nails s’est encore fendu d’un bon EP, qui m’a plutôt bien servi lors de séances d’écriture. La petite playlist que je m’étais constituée pour une de mes histoires pleine de sabres lasers, de désert et de batailles (oui, j’ai utilisé Kylo Ren pour m’exercer à écrire des scènes de baston) aura également été un des beaux moments musicaux de mon année.

Les albums que je veux écouter en 2018 : ceux de Jack White, de Ghost, de BRMC et d’Anna Calvi. S’ils ne se ratent pas, ils peuvent à eux seuls rendre 2018 radieuse en terme de musique. Dans ce domaine en particulier, j’aimerais élargir mes horizons et découvrir plein de nouvelles choses.

Fin du bilan 2017 ! *trompettes et tambours* J’espère qu’il vous aura donné quelques idées d’œuvres à découvrir. Je crois que c’est l’année la plus diverse en terme de culture que j’aie présentée ici. Que 2018 soit grande, belle, et que la Force soit avec vous.

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