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Archive for September, 2013

Après des pérégrinations et des chocs esthétiques en tous genres, il est grand temps de nourrir à nouveau ce blog. Le bébé a faim et il va être servi.
Ce mois-ci marque le commencement d’une nouvelle année où, pour résumer, nous allons tous vivre de nouvelles aventures, rencontrer de nouveaux gens et apprendre des choses en veux-tu en voilà .

Apprendre. C’est justement le sujet de ce post et, même si je n’ai pas l’intention d’en faire une séance de psy, c’est malheureusement sur mon expérience que cet article va se baser. Ceci dit, j’espère que ce qui suit pourra être utile.

A droite, Lucas North, le polymathe de Spooks.

Il y a quelques soirs, je regardais innocemment un épisode de la série Spooks quand l’un des personnages a balancé sans ménagement ses connaissances en sciences naturelles au beau milieu d’une conversation. L’épisode précédent, il avait cité de mémoire un passage d’un livre de la culture indienne. Impressionnée, sa collègue agent secret lui demande comment il peut savoir de telles choses. « Je suis polymathe. », réplique-t-il l’air de rien.

J’ai mis mon lecteur sur pause pour effectuer une recherche internet dans la foulée. Wikipedia m’apprend aussitôt ceci :

La polymathie est la connaissance approfondie d’un grand nombre de sujets différents, en particulier dans le domaine des arts et des sciences.

C’est fou ce que Spooks peut nous apprendre. Dans la même saison, un des personnages a traité un autre de Nancy Drew et j’ai découvert, stoppant l’épisode, qu’il s’agissait de l’héroïne détective d’une série de romans policiers anglais. Un peu l’équivalent des héroïnes des bibliothèques rose et verte pour nous.

Bref, je n’écris pas ça pour faire la promo de Spooks, vu que je ne la verrai jamais en entier. Ce qui m’intéresse ici, c’est le fait d’être polymathe. Au moment même où j’ai découvert la signification de ce mot, j’ai pensé : je veux en être une ! (« Tu veux faire quoi quand tu seras grande ? » « Polymathe, maîtresse. »)

Je suis souvent un peu gênée – même si je suis flattée – d’entendre des amis ou des gens me dire que je sais plein de choses. Suivi de la question : comment tu fais ? Mais c’est simple ! Rien n’est plus simple, en fait, et je vais expliquer comment. Je suis encore loin d’être polymathe mais je pense que si on le veut, tout le monde peut le devenir.

J’ai déjà dit mille et mille fois ici que j’étais frustrée dès qu’un personnage ou une personne admirée citait une référence que je ne connaissais pas. Aujourd’hui, j’écumais le twitter de Tom Hiddleston : le bonhomme a répondu à des questions de fans il y a deux jours, recommandant au passage musique et lectures.  Je me suis jetée sur mon fichier Excel pour compléter ma liste de livres à lire.

Exemple.

(Vous pouvez même cliquer pour afficher ça en plus gros et imaginer ma réaction.)

Comme si je n’en avais déjà pas assez, Tom ! Tu sais que Richard et d’autres ont déjà rallongé ma liste ? Pense à moi, un peu.

C’est ça, l’astuce. Quand on ne connaît pas une référence, aller la chercher. Pour moi, c’est avec Jack White que la manie s’est vraiment déclarée : dès qu’il citait un disque, un film, un livre, j’allais, je trouvais, je m’en imprégnais. Comme le gars s’intéresse à tout, j’ai même touché à des domaines que je n’aurais jamais exploré de moi-même, du Delta blues à Nikola Tesla et Carl Sagan. C’était parti.

Après ça, on peut connaître plusieurs phases.

– La satisfaction d’ouvrir un roman, un jour, et de s’apercevoir qu’on connaît toutes les références qui y sont citées.

Et c’est à peine exagéré.

– « Tiens, je m’ennuie, si je m’intéressais à la mécanique quantique ? Ou si je faisais un mémoire sur le roman de Powers consacré à la génétique… » Yep, ça, c’est la faute de Tony Stark. A force, on finit par s’intéresser à des gens qui n’ont rien à voir avec nous. Et quand on est une littéraire pure et qu’on aborde pour la première fois les rivages de l’infiniment petit ou des trous noirs, au début, ça fait mal. Mais ça ne serait pas drôle si ça n’était pas un peu dur, si ?

– Si vraiment vous êtes motivés, vous finirez par faire comme moi et vouloir consommer une œuvre nouvelle par jour. Que ce soit un album, un film ou un livre. (Avec des aménagements intérieurs : oui, un épisode de série peut éventuellement compter. Oui, un livre compte à partir du jour où vous l’avez fini. On ne vous demande pas de dévorer trois cents pages en une journée. Ceci dit, si vous êtes capables de faire ça entre vos heures de boulot/fac/etc et en plus de vivre votre vie à côté, je vous tire mon chapeau.)

L’ennui dans tout ça, c’est que j’ai une liste interminable de trucs à lire. Le bon côté, c’est que je suis rarement en panne d’une idée de lecture. A côté des livres cités par, en vrac, Hiddleston, Dante Gabriel Rossetti, ce bon vieux Armitage et un certains nombre d’amis, j’ai aussi une liste toute personnelle de choses que je veux lire pour moi. Donc messieurs dames, vous allez me lâcher deux minutes et me laisser lire du Théophile Gautier et mon livre sur le nombre d’or.

Polymathie, quand tu nous tiens ! A votre tour, maintenant.

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